poematique expiraTOIre
ajoutons à l'incommensurable bruit les outils de la nuit jeter ton pas dans le tronc rieur des poètes morts piécette des fauves missionnaires de ma bouche aux minces prophéties c'est l'oracle mendiant des suppliciés de l'ordre mettre ta voix sur les cintres...
mélancolie tourne comme un glaçon dans un bain de foule. sueur froide parmi des cuissons de vertèbres. tous ces humains à l'autocuiseur, presque défaits, détachés filaments de vie autour de la moelle. mélancolie tourne fonte de traviole, traces neuves...
Je vis en Suisse, un des pays les plus riches de la planète. Je suis au-delà des privilèges, Je travaille, je gagne, je dépense. Je suis propre et en ordre, ma maison est soignée pico bello. J’entretiens avec dame nature une liaison très écologique. Je...
la folie, c'est ce petit grain ou ce point lourd sur le côté, ou ce caillou comme un trou qui vous vide le ventre? est-ce cela? ces dents sans fin qui grignotent le goût des gens et des choses? je me lève avec déjà les yeux pleins de mer, la digue intérieure...
Grosse boutonnière sur les voies. à prendre de traverses. planquée couture arrêtant l'hémorragique voyage coulant rail après rail. grouillante bousculée, dissipée agitée égoïste. sous les voies se tient un mendiant . il musique quelque chose. cela ne...
je ne la visiterai jamais. sans le moindre doute. elle est verte, dominante. je ne sais rien de sa structure. elle est comme un indice de vert-de-gris sur une ville qui joint le départ et le geste. c'est bien aussi qu'il en existe une pour dire que l'on...
accéder aux rames. monter. marche raide marche aérienne- depuis ils ont nivellé cela en allongeant une rampe d'accès interminable. en ce temps-là, je montais. je grimpais. la gare, voyageurs, inconnus, presque inconnus, habitués. tu montes?. je porte...
gare vide. même les rails sont comme d'éphémères traits sur le terrain. avec ce vieux goudron rouge qui a pris des trempes de temps dans les coins et sur la gueule. le kiosque fermé, la dame derrière loin loin qui tricote un bazar d'hiver, ou crochète...
Artifices en main attendre un peu de voiles que les arbres semeurs déversent l’infime qu’il y a dans l’air - et dans ma main. Transparence opaque, ce plein touffu de mondes en vacance Fragments repus qui s’offrent des zeppelins J’écarquille les encensoirs....
fleurs de nuages ouvertes comme des cotons dans les champs magnétiques. je cherche dans les choses précaires la consolation éternelle. ondes ultra longues. tenir, tenir en hypnose, debout, le serpent cosmique des jongleries acrobates. ce qui se dit entre...
cela me rentre sous la peau. chaque brique du mur - comme du venin de lierre- s'insinue et malaxe la rivière. j'ai la voix pleine de pierres, barricade entassée. peut-on empêcher les cascades d'avaler l'infusion des galets? le cours de l'eau a pris des...
respiration ample bras à l'extension poumons effilochés menton en incise dans l'air respiration laquée et dialyse de joyaux pour un goutte à goutte distillé, un écot insulaire au milieu des onguents j'ai un calcul fourgué entre le coeur et le bas des...
comme je suis heureuse de n'être bilingue qu'en état amoureux. la flottaison de la langue dans des rivières exotiques donne à l'eau délicate des reliefs où "je meurs" côtoie des " secretlife". tout s'emplit de frère de soeur d'autres étonnants, ondinant...
I l coule du vent dans les herbes, de grands drapés de fleuve, froid argent des cascades. Je glisse ma peau à sécher avec les chaussettes sur le radiateur. Je feutre parmi les laines et les tricots troués. Il y a toujours un voyage d’avance dans les poèmes...
il a fallu déposer le fardeau- lourd si lourd- de l'amour désert sac de peau comme une bosse sur l'âme est-ce à cela qu'il devait servir? est-ce cela qu'il devait être? un miroir dans lequel poussait sans cesse ton image--- j'étais de l'eau fontaines...
je cherche un cadeau sous les pierres un crachat que tu y aurais caché avec des reflets des lumières miel de mots sous les pavés magies pour déterrer le souffle et ce point grave sur le côté mais les pierres sont des pierres et rien des échos d'une voix...
le jour approche, il monte l'escalier. j'entends son pas claquer dans les étages. cela tourne de palier en palier. étrange lourdeur s'épaississant à la grimpe. la lumière rechigne à me parvenir. elle ploie sous les échelles, vieille lumière au coeur blessé...
dans la chambre nue quelques clous tiennent encore les âmes pâles des images, l'espace n'a plus de trous, je glisse mon doigt le long de mon lit cage. le bruit feutré des barreaux sautille sous la course. j'écoute, comme je lance des cailloux dans un...
c'est un vieux mâle, un de ceusses qu'on voit puissant désabusé s'allonger dans les pelouses. il a son territoire, ses feulements rauques, ses crocs de cric qu'il montre quand trop l'agace. regard sombre il est là. encore. mais de tout autour, rien ne...
bain matinal, la musique me noie me lave me parfume.j'entre dans les notes du bout des doigts. il faut écrire car c'est la mousse du poème tout alentour. conduire quelques instants l'âme au bassin comme on amène sa monture vers sa soif.- il n'y a pas...
la table de la cuisine rend la monnaie. c'est une petite pluie de centimes qui vient de rendre gorge, porte-monnaie éventré bâillant des rouelles de laiton. ça brille, ça fait joli comme un début de fortune qui s'apprêterait à engrosser cette plate tirelire...
le train sera plein. y a-t-il des trains qui ne le sont pas... ce goût de rails parfaits qui étreint chacun quand il s'agit de ne pas divaguer... des odeurs de friture m'obligent à faire connaissance de mon voisin, il a des émanations duveteuses enrobées...
figures imposées..le matin est propice à faire quelques pas. la ville est bleue, quelqu'un l'a dit et je marche à fond. je prends le dernier petit déj...je m'empiffre. après ce sera une histoire de valise et de mollets. je prends Bastille une politique...
j'ouvre la fenêtre pour ouvrir le ciel j'aimerais mettre un chiffon dans la boîte à nuages laisser déborder mes ouates et mes éponges et planter des images dans un jardin éphémère les murs en sont couverts ils dialoguent avec des lorgnons d'histoire le...
il y a du soleil, un grand froid partout. du dehors jusque sous le bout des doigts. je verglasse mon petit blanc sec, celui que je ne devrais pas boire et qui me va justement comme un gant glacé froid d'un printemps défait. pommiers roses que personne...