poematique expiraTOIre
sur ton corps j'aborde le versant numismate des déroutes le paysage grand de ton dos replié comme on descend l'étoile d'un beau voyage au fourreau du ventre où se serrent nos mots et les fous qui leur ont mis des ailes tu berces longuement de tes nuits...
une fourche de vent, la moisson secoue ses poussières. je respire le tanin du soleil sous ma fenêtre. le sol fait un saut de l'ange et retombe gracieux comme tu le sais il peut neiger de la lumière. à chaque fois que quelque chose se disperse, tu me reviens...
tu as bien plus que des couleurs et des matières, plus que des toiles des voiles des restes des papiers, des odeurs des essences pour l'art. plus que les mots que tu attrapes au filet plus que tes références tes savoirs tes devoirs pour l'art.tu as plus...
vide. je me regarde. il y a un trou là au centre j'ai décalotté la cervelle. elle fait comme un chapeau de sable sur lequel est fiché un drapeau. mer non praticable. baignade interdite. j'ai décapsulé la conserve, éparpillé le maïs en graines. vide. je...
Je me plais à imaginer des perceptions, les sens d’un lecteur en action. Il aurait soudain reçu quelque chose, pris sa part du gâteau. Et le blog atteindrait son but apportant une satisfaction ailleurs. Je change de posture, je me mets à sa place. Je...
Astral amour. Je me marre. Je crois au ciel, aux planètes au cercle. Qui peut croire en ça ? Je projette l’indéfini comme on met des gabarits sur le futur. Il m’importe de désigner le monde de ma mort, de le désigner beau, fabuleux , dans les sens des...
Ce tu… je le montre du doigt, j’invective, j’adresse. Croyance ou folie. Y a-t-il un autre au bout de la ligne ? Je budzonne autour. Je drague je prends à témoin, je chuchote. Tu primordial. Sexué – je compte sur mes sœurs pour se prendre pour moi. Qu’ils-...
Météo intime. Le souffle, le vent, structures transparentes mes rocs invisibles, des bouées sur le large. Cette force qui ne tient pas dans la main ni dans le stylo, et qui pourtant impose le mot, l’image. Pulsion littérale. Comme un flux régit la marionnette....
je n'y songe pas je suis libre depuis les autres rives libre comme la chair touchée par la chair soudain grâces et accédant à l'air je n'y songe pas le vol sans ocelles et des véroles crépissant l'oxygène ciel noir, réglisse des différences ma main dans...
c'est l'heure. l'heure approche déjà la terre a tourné elle voûte le dos incurve mon regard. l'ombre va grandir. petit point fermé qui va s'ouvrir. apparition programmée, apparition marquée. là déjà c'est l'heure. ça monte et croît, une silhouette, le...
le marchand de tapis, comme il est poli le marchand de tapis... avec un gilet bien serré sur son coeur, ajusté à la cage, la coupe G.I. et la voix de velours. il aime vendre ses tapis. un jour il ira en Orient. il trafiquera dans les souks, dans les usines...
je suis longue à me détacher. plongée dans l'eau froide, gelée. c'est proche et irréversible. après ce ne sera plus, comme j'ai déjà tué d'anciennes amours parmi mes autres et qu'il me faut remettre ça. je suis longue et je cherche à éviter l'instant,...
j'ai marché aujourd'hui , autour de ce petit lac. sans tellement me presser. il faisait chaud, l'eau, elle, paraissait glacée. il a suffi d'une centaine de mètres pour échapper à la quantité folle de voitures en stationnement, comme si l'endroit était...
j'écris. je crois. j'ai l'idée que je suis moi-même inscrite, décrite, cryptée furieuse sauvage. j'écris avec cette sorte de foi, immense indescriptible que l'écrit fait, échafaude, grave, envisage, qu'il procrée et projette le monde. j'écris avec cette...
ils ont dit c'est juste j'ai dit c'est juste ils ont dit le monde nous appartient j'ai dit le monde vous appartient ils ont dit sous les pavés la guerre j'ai dit sous les pavés la guerre... ils ont dit salope de garce!...salope de garce. ils ont dit silence!...
remodelage. précieusement napper son argile. ventre cuisses et encore un petit bout d'âme. le choix du masque s'impose, terreux- les statues sont si belles puisqu'elles ne bougent pas. pétrifier le parcours, étaler sa face de grisant, de beaux couloirs...
ô mon transitaire infidèle, je tire aux forceps mes litanies hors du nuancier de l'aube. ce jour est mauve et puis jaune comme du poivre de muraille assaisonnant les parterres. j'attends le jingle en coup de fusil des bons départs. faudra courir dans...
ce léger frôlement de vice et de vertu de conserve avec tes balancements désormais rideau au tomber de vracs et de stèles définitives dessous les morts, toutes tes morts tu ne prêtes ton flanc qu'à des voyages sans retour avec les ballots du passé dont...
Bruxelles- gare du Midi/ 28.07 maintenant plus que jamais j'aimerais lire un poème un poème simple facile, une histoire, quelques lignes dressées sur la table, pique-nique de mots et d'une femme assise. il y aurait de l'herbe, des lilas ou de ces arbres...
entre les touffes noires des trottoirs les hommes liés en bottes sur des champs de bataille ce grain sombre qu'ils donnent d'un pain qui laissera amer et le ventre cru jusqu'à l'âme frayer une marge, une rayure de fuite perspectives urbaines aussi loin...
je m'essaie allongée dans la clim' à naviguer au repos le ciel lentement se couvre de mon amour si triste chapelle sans images que de très vieux oiseaux je regarde le monde la terre à l'envers avec un blanc sucré et du vin qui retourne les dieux et la...
apothéose des pavés la marche la déhanchée de promenade je cisaille à l'escarpin les courtes distances et puis les avenues longues à force de fatigue le temps tire encore ses rateaux de lumière le ciel est une plaine dorée comme un grand champ de sémaphores...
le poème est absence il est solitude il est soleil le poème est pavés enrubannés bruisaille et encore l'absence le poème est territoire expatrié une pelletée de terre dans un jardin d'exil le poème est anglais flamand japonais le poème se concentre comme...
place du marché aux herbes. terrasse le char d'or - tout est doré par ici ...va savoir pourquoi?- me sens très inadaptée. je maltraite mes correspondances. je les insulte, sans le vouloir, mais bon prouve-le! je ne sais pas trop quelle langue est la mienne,...
14 heures. repas place de la Bourse. en face un trio semble se confronter. silences bavards. l'un est plongé dans une sorte de mélancolie enfoncée jusqu'à la garde. il semble ailleurs. la femme reste d'une rigidité digne et l'autre, le dernier, fait de...