poematique expiraTOIre
je suis longue à me détacher. plongée dans l'eau froide, gelée. c'est proche et irréversible. après ce ne sera plus, comme j'ai déjà tué d'anciennes amours parmi mes autres et qu'il me faut remettre ça. je suis longue et je cherche à éviter l'instant, le geste. mais -foutu mais qui en impose- me dessaper de la carcasse qui joue les peaux d'âme. lourde, si inerte. entreprendre la naissance. avec des mots diffus, une lumière fraîche. la vie bizarrement surgit toujours au bout d'un tunnel. m'en faire, non pas m'enfer. je vais poser les scellées, enterrer vivant le feu, comme on commet un crime, par devoir, par temps de guerre, par temps de sur-vie.