poematique expiraTOIre
Art nouveau. la ville en est faite et fêtes. partout. les bourgmestres de ce temps-là avaient -ils donc le sens du beau ? la ville est grouillante. c'est le principe capitale. j'observe mes rudiments humains les bribes inabordables qui traversent mon...
permission de lever l'encre. jeu de mots facile mais n'est-ce pas ce principe qand il s'agit de porter son pas vers ailleurs et de ressentir en soi une sorte de mal de mer, de vertige d'île inhabitée vers laquelle l'exil vous pousse. lever l'encre, et...
c'est un homme. pas vraiment inconnu et puis vraiment inconnu aussi. il a dit: "sans elle, je ne serais pas" en fixant un endroit contre le mur et en tirant très fort sur le filin de halage. pour revenir. un homme, qui me dit ça, comme on serre contre...
ah! l'amour pur. qu'y a-t-il de plus absent, de plus couard finalement que l'amour pur...? dans la marge, sans un soupir, il n'a besoin de rien, il n'a rien à offrir. il ne donnera pas et ne prendra pas plus, ni ce jour ni au futur, l'amour pur. il se...
un jour je serai un éléphant l'écorce grumeleuse de la mémoire je ne serai pas légère ni douce ni bleutée qu'un pas pesant et de larges défenses avec devant moi une savane rare et des odeurs sales je serai le pachyderme solitaire à l'assaut d'un soleil...
L'intérieur de moi est comme drapeaux de prière, fines bandes blanches accrochées à un jonc, sortes de tresse de libellules fragiles et transparentes soumises incessamment au message du vent. Je n'envoie rien vers les dieux, mais dans ces filets flottants...
du doigt déminer les maléfices il suit les courbes de la Terre précis de manège et mode d'emploi le faire chaque jour chaque lever rejoindre ainsi l'embouchure de la nuit s'encliper à la langue qui essuie mes lèvres goûter le chocolat du rêve l'amour...
vacances. grande désertion générale. le monde lève le pied et se conduit vers ailleurs. j'envisage de déserter mon monde. pareil. partir en emportant mon âme dans un sac à main. chronique furioso ma non troppo en cours dans la grisaille des années bisextiles....
dans une semaine, j'aurai atteint Bruxelles, déambulé dans le truc, enfilé des machins, sonné aux portes cochères et gravi des marches et des fontaines. dans une semaine, j'aurai sans doute vaincu les voies ferrées, les gares maudites, les changements...
c'est quoi ça, ce ne sont que des mots un résidu par ciel ou par terre c'est quoi ça, cette presse, cette ambulance toutes sirènes dehors la route ouverte à chaque tombe de nuit c'est quoi ça, mon amour qui tonne qui cogne plus sourd chaque jour, plus...
il y a sur le bureau des icônes inutiles voulez-vous faire démarrer l'assistant de nettoyage? la question est d'un humour féroce. icônes inutiles? oh! mais non! tous ces idéaux debout dont je ne me passerais pas comme si le filet qu'ils ont tissé pour...
alors vulnérable arbre aux mille travestis virant dans le port froid des lumières vulnérable le sol trop-plein des antiques tombes et nos buissons de bruits alors vulnérable la rue, les chevilles de bitume où se collent nos voyages l'espoir dans les moulins...
fragments désossés, le feu a ses escarbilles qui me pètent à la gueule. le petit crématoire ordinaire des oiseaux de passage. -à quoi bon- j'anticipe la violence qui me sera faite sans même aller la chercher ailleurs qu'en moi-même. je pose mes attelles...
agrandir la pupille et traverser le noir casquée d'iris élargir le point de vue les failles, de plus en plus qu'y courent les eaux debout désarmer la cape soyeuse des urticaires de feu arc-bouter le départ, ces colles à retenues à la virgule près chaque...
quand as-tu pris soin de l'amitié...quand l'as-tu nourrie, caressée peignée lavée parfumée...de quoi l'as tu fait grandir.? de quels mots de quels gestes et en quoi a-t-elle fait ses racines. les amis sont ces êtres particuliers qu'on pense le plus aimer...
c'est une longue robe, une toile de parachute, gris sans mousse et sans moire qui enfle au vent. une robe lisse sans dieux ni diables qu'on imagine toujours perchée au moindre coeur volant, une enveloppe fine légère, sortie du catalogue été des amours...
Mes cheveux gribouillent ce matin. C’est de la limaille, habitée de vers ou de sifflements. Dresser la tête, presser les tempes, passer au tamis frais les idées, les chaînes majuscules qui font des nœuds dans mes tifs. Le vent rebrousse le chemin. Il...
en général c'est comme ça..quand je te fais cadeau, tu te trisses plus vite que ça.surtout ne rien dire, ça obligerait à desserrer la rancune, briser les décisions absurdes les "je ne reviens jamais sur ce que j'ai même pas dit" c'est vrai après tout,...
il y a des aubes qui s'en viennent par la serrure. sur le sol le rai qui tranche la nuit jusqu'au chignon parfait que je monte. ma tête abrite des éphémères gazeuses, des galaxies en voie d'explosion. faut suivre la femme à sa toilette..! l'éventail complet...
Quand m’autoriseras-tu, me libéreras-tu des laisses ordinaires et quand feras-tu usage de tes cisailles. Le filin met nos sexes au garrot, à bleuir bien au-delà du ciel. Stases d’eau et de paroles. On va devoir m’amputer de l’amour, coupe claire parmi...
marqueterie de Chine. tampons encreurs en peau humaine, tout usée de cirons. je plaque mon vieux désir sur l'affiche intégrale. je mouille je moule et quand d'une claque tu me décolles je laisse derrière l'écrit, un poème de griffes et d'écailles, le...
peut-être un jour tu un jour coincé entre deux planches, clouté, comme on cloue des amours à la porte des corbeaux, les quatre ailes en l'air peut-être un jour à traverser sur la barrière, longueur de fil et coudée libre. je marche sur le dimanche comme...
cape grise, le ciel. élégance monocrome tendance neurasthénique. faut-il compter son soleil sur les doigts de pied -de pied à dessin puisqu'ils ont été peints en imaginant la nudité- je n'ai pas rangé la terrasse, elle suit les coups du vent, naviguant...
au hasard de tes mots, j'essaie de rester femme.tu fais bien ton travail qui est de m'engendrer et de rendre féconde ma parole et ma vie. j'ai toujours su que j'allais grandir si tu me prononçais. maintenant je suis vaste je suis ramée je suis couverte...
croire en tes rides la carte imprimée vers les notes invisibles y croire au charbon pour les taches dans le doigt tes gravures à la manière noire croire en tes rides l'âge vous tire vers le rideau chiffonné des fanes tu joues à cache cache masqué de flétrissures...