poematique expiraTOIre
permission de lever l'encre. jeu de mots facile mais n'est-ce pas ce principe qand il s'agit de porter son pas vers ailleurs et de ressentir en soi une sorte de mal de mer, de vertige d'île inhabitée vers laquelle l'exil vous pousse. lever l'encre, et savoir revivre dans sa peau un abandon crucial, un bruit lointain, ancien de déchirure et qui toujours se ramène et toujours remonte, conduit par des bourreaux neufs, jouant avec tant de plaisir les reprises de torture. comme se sentir si fort si puissant d'être ferme d'être soi, sans besoin de rien ni de personne. j'enfile ma casaque de travail, je pars en voyage. moi seule sait combien cela me demande de combats de lutte au pas à pas mais j'y vais. je ne manque pas de courage et que dirais-je plus loin...n'avoir jamais croisé sur ma route que des regards baissés et des dos parfaits et lisses que rien n'a jamais pu froisser ni courber?