poematique expiraTOIre
mais la guerre toujours, à l'intérieur de soi, le combat pouce à pouce contre ses petits sordides, le déséquilibre des oiseaux. tout ce morse discontinu avec des trous sur le fil des idées. comment ne pas ployer... mais la guerre toujours, à coeur de...
tous mes efforts de naître, germination lente avec ses rhizomes, ses rondeurs prêtes à éclore. ma montée en méduse dans la transparence aux filaments de lait. as-tu vu mon élan vers là-haut où tu m'appelles, ce goût épris de lumière, as-tu vu comme je...
serrures de lumière dans les passe-partout obscurs le ciel est fluide comme le chemin des étoffes de poussière soleil cousu de fils blancs gisant au pied oeil cadenassé et mon front buté contre ton amour l'enfilade en perspective de pas en pas toutes...
green dimanche je roule mon poème sur ton territoire niche poquet terre rase sans embarras mon tir affûté d'ici au temps de te toucher c'est le monde qui boule dans les canaux de verdure mon poème amasse mousse de celle de ton lit et de ta rivière trajectoire...
j'aimerais n'avoir besoin d'aucun mot, comme un homme crée l'univers avec un peu de terre ou de l'eau. j'aimerais tant m'asseoir devant un mur et y ouvrir des fenêtres, d'un doigt plongé dans les lumières., passer de l'autre côté du monde en traversant...
ne pas chercher, tête à queue. je ne sais à quoi ressemble le champ de mémoire. on dit de fermer les yeux. je le fais mais pour si peu, si bleu... le frottoir passe sur mes craies et j'évide le noir. je ne veux plus y penser sans doute, comme les failles...
...puisqu'il faut que j'écrive mon poème pour quelqu'un d'autre et me sentir à la hauteur. je ne sais pas si c'est de ces évidences qui se reproduisent souvent, si c'est comme le caillou blanc dans le chemin, à la pelle, ou si vraiment le jour où j'ai...
le lit est une place où se donnent rendez-vous le sommeil et le désir comme deux faces d'un même masque. je plonge ou me noie. le sommeil est le plus fort de mes désirs. je dois le rejoindre comme l'unique issue à la dictature du travail. je réalise à...
j'aimerais à mon cou une babiole, précieuse anecdote qui me relierait à quelqu'un quand je suis seule avec ma peur. pouvoir serrer dans ma main un objet comme un secret où me réfugier quand je perds la foi, un caillou, un papier, un coquillage, qu'importe...
parce que j'ai cherché comme si je pouvais avoir de meilleurs oiseaux que ces mains, de meilleures rivières que ces paroles belles, de meilleurs demains que celui de ton jour parce que j'ai cherché et puis douté comme si je pouvais voir mieux, entendre...
étreinte de la fatigue oui je le sais, mon élytre immortelle est couverte de grisaille pourtant, je tombe certes mais je ne suis pas ma chute, je chute mais ne suis ni la perte ni le chemin des bitumes. je sais bien n'avoir d'avenir que le fil déroulé...
à cheval d'effort, le ciel jute j'atteins la limite de montée des eaux et peux m'attendre à être mouillée. il ne suffit pas d'invoquer les déserts ou les chaleurs pour mettre sa noyade à la porte. je me regarde tenter encore, pour un rien de folie, une...
au vestiaire des habitudes j'endosse le tuteur des jours meilleurs atteindre des métamorphoses, le fluide cocon des soies variables il m'importe de changer encore d'épuiser mes mues contre les murs de délier mon livre d'images sans connaître de fin nymphes...
à chaque horizon que je promène, la laisse dorée d'une ultime lumière le ciel siffle le vent qui passe et j'ai dans le dos un vieux baiseur tendre il pose séduire encore la main à la dernière visière l'éblouissement définitif recueillir l'échappée des...
punaise d'envie! sertir le jour de noms d'oiseaux, ouvrir le dépliant du grand zoo, mal de chien maux de chatte et toute l'animalerie des silences. mes mots déambulent en iules de carbone, j'écris avec des pattes plein les embûches, jus de terre vers...
stick de lumière, le pinceau frais retape mon air défait.- grosse fatigue et quelques ombrelles pochées sous l'oeil-. une orée fraise et des pommettes d'Eden. Adam devrait revoir son erpétologie de base, lourdes menaces sur le cours des tentations. Eve...
laisse-moi te dire que c'est plein la peur, cette nuit qui vient, qui rôde,qui n'a pas de bras que c'est du bruit pour rien quand j'écoute une semelle, qui s'embaise de terre et de venir ces tampons de silence dans un givre mordu. ma lèvre saigne, je...
je suis un brouillon de femme, le bord imparfait des nobles couleurs. j'ai, éparses, des traces de doigts et des bavures, la suie gommée d'une esquisse. mon regard est encore flou, mes mains à la débauche. j'hésite entre tous les étranges, me mélange...
un cymbalum écaille les fils du tempo, comme un rideau de perles qui balancerait doucement sous le crépuscule. bientôt une frénésie magique secouera la chambre. des violons et la steppe cavalière forceront mes nostalgiques de nuit. j'écoute l'apprivoisement...
je viens de jeter l'éternité dans mon jardin. l'ai balancé depuis la porte! pas le courage d'aller à bord de ma terre- - fait un temps bien trop biseux- et la dunette avant est à une grosse vague de troènes. l'éternité en or pur grand monoprix, une éternité...
les pythies se lèvent avec les étoiles ou les néons. elles clignent en rase campagne ou rues basses, scintillement des fonctions i-rrevérencieuses. le futur ressemble à un coquelicot dans une boutonnière de paroles. fragile suspension. ne laisse pas retomber...
j'ma noyée dans une seringue, bingo dans le bide.noyée jusqu'aux aisselles pas plus... je m'a trompée de moitié, a mis sous l'eau celle du bas. ça fout les poils en boule et les pieds en méduse, pendant que le reste prend l'air et s'en donne à corps joie....
je manque de la merveille, du don des paysages, de la chaleur cerise même de sentir la flotte de la merveille des espaces, de la forêt sous la Terre, ce genre de choses que l'oeil vous met sous le nez, pour respirer large et loin et fort... je manque...
A tout bien peser, en effet y a-t-il plus ridicule que cette recherche de liens, de famille, d’appartenance ? Certains prétendent à des filiations simples, d’autres se contentent du sublime. Alors quoi, ne sont-ils pas fous ! Mais je songe que c’est bien...
choisir parmi ses douleurs une poignée à textures variables. le choix importe beaucoup pour le temps de cuisson certes mais déterminera également les pointes amères et les subtiles saveurs à rabâcher. prendre donc un soin particulier à ce tri primal....