poematique expiraTOIre
j'aimerais à mon cou une babiole, précieuse anecdote qui me relierait à quelqu'un quand je suis seule avec ma peur. pouvoir serrer dans ma main un objet comme un secret où me réfugier quand je perds la foi, un caillou, un papier, un coquillage, qu'importe mais oui le cristal brut d'une histoire. avoir contre ma peau une amulette d'amour, la certitude inalienable que quelque chose de plus vaste que ce long parcours solitaire me soutient jusque au- delà du silence...je ferme les doigts. c'est vide tellement .