poematique expiraTOIre
je manque de la merveille, du don des paysages, de la chaleur cerise même de sentir la flotte
de la merveille des espaces, de la forêt sous la Terre, ce genre de choses que l'oeil vous met sous le nez, pour respirer large et loin et fort...
je manque de plonger, de craquer, de filer des rivières, de mettre mon cul dans l'eau et de suivre un nuage, de m'évader par la porte des gouttes...
de me taire à siroter la lune, de ces trous dans la nuit par où vient la lumière on ne sait jamais si quelqu'un vous regarde, ce qui se cache sous le masque universel...
du détour qui rallonge de recompter les ombres de perdre vraiment le temps...
me manque la merveille d'appartenir au champ aux traversées même aux bestioles, mon pouls dans le concert, mes molécules au parfum...
la merveille me manque sa flamme, ce feu.
comme la douleur de ne pas te connaître jette mes yeux sur des sols de poussière, écorce mon territoire, le réduit à néant et m'enfonce sous la cendre