poematique expiraTOIre
un loup sur son visage, cachette ou cache-cache. à ce jeu, les mots résonnent nus et n'ont pas d'histoire. ils iront, colin maillard, à tâtons d'os mettre leurs figures sur la première qui passe, comme les poussières et les ailes adhèrent aux ampoules....
sortir son coeur ramassoire pousser à petits coups de reins. dedans des liquides, des musiques, un long filet d'épingles et de filles dans des tractions porteuses, je fiche mon temps dans la poubelle petit lot de copeaux- le sexe bien brossé avec la raie...
programme intense. repulper le désir. tendre la peau, vers. programme aérobic, toujours le bic en l'air , madame et gardez la pose- et l'autre aussi avec a -u. . épiler avec "une" monseigneur. le masculin féminin sied si bien pour faucher les épis d'ombre...
Insomnie parfaite. Mon tour de la terre ne s’achève jamais ou alors le monde finit en décalages horaires. on a volé quatre fuseaux, soldé les rêves dans les états stationnaires. L’ampoule des alarmes a sauté vers 2 heures et ma nuit plus profonde a levé...
j'écrivais, toi tu n'ouvres plus tes lettres. elles retournent dans l'implosion grave. les mots nourrissent un autre univers qui se construit lentement, planète faite de noeuds de douleur et d'un désir paralytique. cette cavité spongieuse calée entre...
pour les hommes qu'elles savent aimer les femmes sont toujours des louves chiennes et sauvages, l'indistinct fidèle et libre. celles dont ils ne tiendront jamais le collier et qui ne se laisseront ni vivre ni enfermer.et les tiendront ainsi toujours en...
je suis de ces femmes mal "femmées",. de celles qui montrent leur poitrine, parce qu'il y a un animal dedans. un sauvage désir, griffé, aux ongles peints, un fauve amour qui ronge comme cela ronge pareil mais de façon "tellement plus noble " dans le coeur...
ça va... j'ai assez joué assez retenu mes pulsions, tu fais comme tu veux mais ne compte plus sur moi pour jouir petit dans mon coin comme une bête malade. t'en veux pas bon ben c'est pas ma raison , c'est ta peur, ta crainte ton goût étriqué de vivre....
elle se lève sans figure des zébrures au lasso sur son ciel, tout le blanc à la pointe torero, lit souillé et rêves inaboutis le ventilateur tire à lui des ballots d'air cotonneux il émiette l'épais et le recrache en ronflant des pétales et des flocons...
J’arrange mes plumes et mes serpents pour la couvade stérile. je mastique à la brindille les aérations de nid, j’élague les bourres de vieilles laines. tout à ce rythme à deux temps. faire, défaire. Parfaire à tout prix mes éclosions, geysers compris,...
J’ouvre le document 1. page blanche. je vais y pondre mes cailles, jeter la limaille de clavier, des taches, des mouches tout ce qui me tient encore et que tu ignores. Tu devrais songer à quoi en est réduite la beauté qui semblait sans fin jaillir à te...
écrire et à force sentir que le canal qui va de la main à la gorge s'élargit, que les mots glissent dans les érosions du texte. la rivière a troué son corps sculpté sa voix d'une façon invisible d'abord pour finir par ces traits que l'on a soi-même sans...
Je grignote du bout des dents des ciboulettes et des huiles , mes bras par souci d’un mal de fraîche se couvrent d’un frisson. Je me rhabille. Je fais sur la terrasse la vie bohémienne et les vagues monocordes d’un hamac. je berce quoi ?...l’été qui vient...
et si la main à l'urne des genoux à la saveur lavande de mes veines tremblantes la main et sa robe de saumon pour remonter le temps et si la main avec son train de désir et derrière tout près les ars des chevaux du corps cette main de violeur pénitent...
crème solaire, la nuit a brillé de tous ces arguments. je suis tannée bazane.hâle de ces rêves de douceur avec des courbatures entre les désirs. l'obscurité accepte lentement ses défaites elle s'use comme le lin des champs, le rouissage de l'aube et du...
je suis dans le grand krach amoureux. trous d'air et trous de terre. impacts de grêle partout avec un débours d'écchymoses et un effet perroquet sur la palette de la peau, je suis rendue sauvage hirsute pleine de désespérances grouillantes. de la vermine...
photo enlevée bascule. la balance est truquée. les gens se baladent parmi les monstres. les terrifiants prédateurs qui font hurler les âmes délicates et se fossiliser de trouille l'humanité. les araignées vénéneuses, les bouffeuses liquéfiant leurs victimes,...
Vous prendre par la main Par la main, par la nostalgie, par la beauté et l’harmonie Laissez-moi écarter doucement pour vous les tulles du temps Et vous faire l’entrevoir, vous le faire toucher presque ce quelque chose qui a été et qui disparait Ce quelque...
j'ai relu tes liquides. j'y ai appliqué mon oreille et mon front. me suis laissée imbiber. comme ça, comme on fait saigner ses menottes croyant faire sauter le cadenas. ma prison est encore plus humide dans laquelle je n'ai à boire que les murs et les...
cataplasmes insomniaques, j'étale des bandelettes de Mahler pour embaumer mon linceul debout. j'erre dans les corridors de pénitence. longue vie à l'attente! les savates de l'aube patinent sur mes territoires secrets, ripolinent la lune, ripolinent le...
photo enlevée je suis la trace du doigt. non ..du plat de la main. non... de tout corps! je rampe dans l'encre avec une sensation de creuser le noir, l'imprenable noir qui fait des trous dans tout. une déchirure dans un cadre. porte jetée contre le mur....
photo enlevée C'est Francis qui regarde Francis. "tu seras batteur mon fils". il y en a "temps " qui doivent être battant et tant d'autres battus.comme un devoir de pyramide dans l'échelle humaine, avec une aspiration de sommet et la cravache pour se...
trier ce matin par lambeaux de bleu dans le ciel, les restes de la nuit. les paupières épaissies de ces chasses tristes quand la peur et la fin se prennent les pieds dans les fils et m'amènent vers les pleurs-rivière, les pleurs-fleuve. trier questionner...
m'allonger dans le bruit, le boucan du défilé. notes qui se défigurent lentement et se transforment en charabia de la musique. les gens s'agglutinent, effet de masse, de troupeaux. le monde cherche le monde, se flaire. me tiens sur le canapé avec délices....
photo enlevée Appuyées contre la colonne dressée de l’ennui ou de la fatigue? Que la journée a été longue, que l’école mortelle, le prof plus saoulant encore que d’habitude avec sa façon de croire que la géo est importante et l’histoire encore plus… Reste...