poematique expiraTOIre
ça va... j'ai assez joué assez retenu mes pulsions, tu fais comme tu veux mais ne compte plus sur moi pour jouir petit dans mon coin comme une bête malade. t'en veux pas bon ben c'est pas ma raison , c'est ta peur, ta crainte ton goût étriqué de vivre. t'as choisi tes barreaux ou la cage. j'ai bien tenté de suivre, je m'y suis mise; j'ai planté mes pieux côte à côte j'ai mis le mur et le torchis, avec une seule fenêtre pour te voir- quand même-
je voulais bien comprendre , comment c'est de l'intérieur de la solitude noire du petit risque au pas collé dans le goudron mais cela n'a rien donné, cette plantation de passion dans une serre noire. j'ai chanté - fallait bien que quelque chose lève, une liane un stolon, une rame..mais sans eau sans lumière sans même une écuelle de mots, faut pas rêver c'était la mort programmée..
alors non je suis bien mieux que vive, je suis de la vibration de la couleur même obscène puisque c'est toujours obscène quand on aime à corps jeté à corps brassé à corps forcé . je suis plus que ça. du feu de l'eau rase, des verres en tessons de sable. j'ai l'amour à la main, en bandoulière, en musette. en voyage même quand j'aime. alors oui,je peux bien faire séisme, mais là, c'est du béton, de la ferraille, des structures si raides.... je ne peux rien prendre. mes vrilles sont à terre et je dois m'en aller, en rampant encore mais plus pour longtemps. il y aura sûrement un arbre vrai pour fendre ma route.