poematique expiraTOIre
Je grignote du bout des dents des ciboulettes et des huiles , mes bras par souci d’un mal de fraîche se couvrent d’un frisson. Je me rhabille. Je fais sur la terrasse la vie bohémienne et les vagues monocordes d’un hamac. je berce quoi ?...l’été qui vient de naître ? vagissements de chaleur et de légumes. Tout éclate dans ma bogue fermée. Je retiens mes graines, je serre mon cœur aux milles miettes. il n’est pas encore temps de jeter dans l’air ces papilles et ces semences. mais les garder encore contre moi, à n’en savoir plus vraiment respirer. comme s’il m’était confié d’être la gardienne du vent parmi les fissures. Le soleil joue mais je suis dans la lune. J’entends un petit aéroplane qui craque dans le ciel il a dû confier son vol au moulin de mon coeur