poematique expiraTOIre
elle se lève
sans figure
des zébrures au lasso sur son ciel, tout le blanc à la pointe torero,
lit souillé et rêves inaboutis
le ventilateur tire à lui des ballots d'air cotonneux
il émiette l'épais et le recrache en ronflant des pétales et des flocons graves
la nuit quitte la scène en y laissant ses crimes
elle se lève
mal remise d'un orage somnambule
et serre à pleines mains son sein à essorer
elle s'y attendait
le jour défait semblable
il est rancunier et ne dévie jamais des gorges prises
il n'y a jamais que de l'eau dans la fontaine obscure
de cette eau sans avenir
de cette eau qui cabosse les fleurs
charrie des troncs morts, de l'écume
et
la barque perdue, ses mots qui glissent dans des tiroirs