poematique expiraTOIre
un loup sur son visage, cachette ou cache-cache. à ce jeu, les mots résonnent nus et n'ont pas d'histoire. ils iront, colin maillard, à tâtons d'os mettre leurs figures sur la première qui passe, comme les poussières et les ailes adhèrent aux ampoules. attraction essentielle. les mots bourdonnent dans le vivier silencieux, banc d'écailles gitant dans la lumière. je cultive surtout de l'eau, bien avant ces organismes minuscules ou grandioses, ces humains, mes autres à bord du miroir. matière première, matière fermière. je pose mon pied dedans, on suce mon voyage. je trempe mes jambes, on solde mes échasses. je m'y écarte doucement et des spéléologues à la lumière intense. et si mon cou, alors tant de frétillements de seins. avant que de perdre là mon souffle et mourir entre deux portes graves, deux éléments rêvés