poematique expiraTOIre
dans le ventre de l'hôtel, tout en bas. le petit déj' dans le ventre sous-sol, la radio qui me déverse sa politique ses débats. des hommes qui ont tous la même voix, le même son et qui voudraient tant faire la différence ...tandis que je glisse dans mes...
à la suite de l'article Serais-je... j'aurais envie de faire encore quelques petites constatations qui sont pour moi autant de points d'interrogation et d'étonnement car certes en tout il faut trouver son contraire, tapi et guettant nos failles pour surgir...
le cahier se remplit, filet ramenant de la nuit entre les pages.ces chenilles, ces insectes sortis peu à peu du mur noir des songes, sur la feuille, dispersés ayant trouvé là, leurs petits sarcophages de syllabes. ils remplissent ainsi des espaces, talochées...
je ne vais pas aller jusqu'à la mer pour ces souvenirs à y jeter. c'était là-bas que je devais les rendre à la vie ou alors à la mort selon sur quel bord de l'océan on se trouve. faire ce voyage me ferait peut-être bien oublier et oublier je ne veux pas....
je croise ce matin des gens qui ont besoin de courage pour vivre. m'en faut-il? à moi? ou est-ce ce dont je manque le moins? suis-je dans l'impasse délicieuse où il ne faut plus que se laisser vivre...? je coule dans le couloir. tout glisse dans le glissoir!...
si je régresse normalement si je dé-marche bien comme il faut, il arrivera un moment où je n'aurai plus un mot à dire état de béatitude ou état d'hébétude? déjà j'ai le cerveau étroit depuis qu'on a remaçonné la voie du coeur, goulet d'étranglement d'où...
toi, revêtu de ta peau d'étranger couverture sombre sous nos soleils crus toi d'ailleurs de ce que je ne saisis pas - ma main se tend en vain- baigné nourri des âmes en exil toi, dépareillé de tes semblables exogène sève dans le verger d'Eden toi l'Afrique...
rien à dire. à quoi bon écrire un poème, une lettre, un livre. je ne vais quand même pas me mettre à faire de l'art alors que j'ai toujours voulu vivre. je ne vais quand même pas songer que ces mots ont plus de sacré que je n'en ai, plus d'amour que je...
puis... quelque chose est fini, se clôt. la porte grince-pourquoi faut-il toujours qu'elle grince- dans la dernière maison et le jardin "s'ende" sur un noir de théâtre. fin de séquence, fin de chapitre, ce qui suit est une autre histoire puis solitaire...
déboucher ce vin des parfums, les tanins les textures. emprunter à la vie ses images puisque je ne sais qui je suis et que tout de moi n'est qu'un emprunt à tout des autres et des choses l'agate soufflée au feu, avec ses occlusions de très vieux débris...
oubli à la passoire - je ne retiens rien toutes les bouffées pastel retombent des remous de couleurs reste-t-il quelques gravats à l'écope quelques rugosités à quoi me tenir oubli d'eau des doigts laches - à la paille je remonte les encres et les limons...
je suis à la fenêtre comme une vieille anglaise assortie à son thé. je sors d'un livre, d'un intérieur poème où j'ai cru le voir marcher, comme un grand brouillard incertain et dansant. il a les mains dans les poches d'une lourde veste claire qui le fait...
le ciel malade entre par tous les trous. je donne mon corps à l'essence grise elle m'emporte dans ses vivisections. au détour des banquises. il pleut des poignards. l'envie est au temps mort. on ouvre la fosse commune, des paroles à la pelle et tu creuses....
j'essaie, pas un jour sans ce petit jeu d'haltères. j'ai si peur que tu meures si j'allais manquer brasser de l'air. superstitions verbeuses. je suis le poète légiste des mornes récits. je fouine parmi les roulottes dilatées de l'imprévu itinéraire. je...
pour l'instant, crois-moi, rien ne m'intéresse d'autre que ce moment de bascule où je suis convoquée à vivre. me voici prête à nouveau, avec mon lampion solaire pour le cathéchisme de l'aube. vivre est une religion exigeante aux rites immuables. prête...
aujourd'hui déchausser la peur et puis le désir qui murent tout je projette autant que j'ensevelis et dans ce mouvement incessant de va et de viens, rien ne semble jamais simplement avoir le temps de naître. je suis d'une impatience qui araserait à l'eau...
poker poivre. voici encore un jour pommé tout rond sous l'essieu solaire. synopsis ordinaire inervé des orties du plantage quotidien, avec mon speech retors et mes phlebites capiteuses. déprime grenue et sableuse sans surprise. je me tiens à la rampe...
retour sur le vélo. je pédale pour la littérature. crayon et carnet en mains, je passe dans mes paysages intérieurs avec un oeil sur la carte- on ne sait jamais- qu'il y ait soudain de jolis itinéraires émeraude, du pays pittoresque ou des points de vue...
danse. flaconnage de neige, le pays secoue sa boule de verre. je regarde même plus mon enfance qui fait des Noël à la pelle. une secouée pour lui une autre pour moi. à m'estourbir d'une claque de ciel et d'anges. je me tiens à carreaux, les mains dans...
c'est sûr que c'est sans importance, que c'est du tout chiqué du prêt à baiser déjà découpé. que c'est une arnaque aux sentiments que- toute personne censée elle comprendra ça- ..ben oui! je suis censée et je n'ai pas le même langage .. pour moi c'est...
je m'invente.-est-ce que j'existe au fait-. un vernis sur des bribes et des morceaux. puzzle femme avec ou sans chapeau. je m'invente. et puis tout ce pays derrière moi au sourire enigmatique, cette perspective, ces couleurs venues de je ne sais quelle...
maracas et peignes pour ponctuer la lumière. lune rousse. l'univers se tient à l'horizon et mon ciel passe l'arme sous la terre. glissades sous des mantilles. les paupières sèment de nouvelles pupilles. jour couvé. champ maïs intérieur. labourés sillons...
ai jeté sur la neige bleue ma présure caillé par tous les pores pantin de lunaison et de bise noires j'ai des ellipses sans redevance et l'humeur gothique ces itinéraires sont de plus en plus flous comme des festivals de grippes enchaînés sur les amours...
m’abandonner lentement au hasard comme ces algues ou ces fétus qui quittent la rive et qui le retenaient cousu de terre ou bridé de lacets. laisser tout cela à l’offrande des bras je fais la planche sur mon destin ma flottille corbeille blanche souque...
petit café. jambes très serrées. les gens tout autour. ça parle de tout de rien de rien du tout. mais le bruit. le bruit sans fin du vide. quelqu'un écoute -t-il? café et ce froid entre peau et laine, ce truc qui court entre des couches et me rétrécit,...