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poematique expiraTOIre

journal 155

le cahier se remplit, filet ramenant de la nuit entre les pages.ces chenilles, ces insectes sortis peu à peu  du mur noir des songes, sur la feuille, dispersés ayant trouvé là, leurs petits sarcophages de syllabes. ils remplissent ainsi des espaces, talochées de paroles contre le silence. tout alors semble former un état, un pays où je pratique l'errance naturelle.

 

nous allons coudre nos bruits

dos à dos

tu porteras ma bosse

je soulèverai la tienne

la nuit notre seul repaire de boucans mal dressés

m'en vais consolider le cri,

nos ébréchures, le cristal quand passent les tornades

à la buée de feu

ce sont les saisons de la pluie et ses aiguilles de lumière

nous piétinons le jardin d'étincelles

alarme de rizière sur le bitume

rien ne pousse

qu'une rumeur

la jute sale des paillassons de l'âme

le bruit des tuyaux, les canaux bavards qui marchent sur le toit,

inondent nos communs

 

il pleut de la nuit

la terre devient crépitements de feu et nous...

nous agitons les crécelles du dire.

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L
<br /> Bonjour,<br /> <br /> <br /> J'aime beaucoup tes poèmes. C'est une grande qualité d'arriver à trouver les mots et de si bien les utiliser....<br /> <br /> <br /> Merci pour ces jolis moments.<br /> <br /> <br /> Je reviendrais visiter ton blog si tu le veux bien ?<br />
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A
<br /> <br /> j'écoute parfois une chanteuse pourtant le nom de lady L... ;-) merci de votre passage et commentaire.  champ libre!<br /> <br /> <br /> <br />