poematique expiraTOIre
aujourd'hui déchausser la peur et puis le désir qui murent tout
je projette autant que j'ensevelis et dans ce mouvement incessant de va et de viens, rien ne semble jamais simplement avoir le temps de naître. je suis d'une impatience qui araserait à l'eau le temps de ses chutes
remuer la candeur
mon corps entier est un jardin meuble et frais et doux comme un vol de blés
battre fermement retraite, psychoses et merveilles sécables jusqu'au iota. ions lyriques et orgues de sexe
fendre fendre encore jusqu'au plus simple à l'unique ces montagnes que je me fais,ces parois , ces entassements impénétrables
se suffire de la sérénade et des normes de l'épervier, oeil grand ouvert
et avoir de l'attention pour un murmure
être le copiste des secousses telluriques- le monde tremble- avec des pléthores de glotte
je peux toujours me tenir droite ou solide j'ai appris à marcher sur le fuseau
tant à dire et si peu à boire, si ce n'est quelques sodas de cuivre et de ketchup
pourquoi aime-t-on ce rouge douloureux
le tout fiévreux pris dedans, entre ces quatre chairs,
toi et moi, et nos sens.
l'inquiétude à la porte, espèrer la venue d'une terre plus gracile fluette laissant mûrir l'amour et le reste à la paille
ne jamais plus laisser entrer cette folie...