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poematique expiraTOIre

dimanche

le ciel malade entre par tous les trous. je donne mon corps à l'essence grise elle m'emporte dans ses vivisections. au détour des banquises. il pleut des poignards. l'envie est au temps mort. on ouvre la fosse commune, des paroles à la pelle et tu creuses. mes bras font des résilles sur un souffle d'air, les papillons de  poitrine sont si frêles et minces qu'ils passent  le chas de ma bouche sans blesser la lumière. je respire allongée mes yeux à l'envers du décor. j'essaie un rêve ajusté aux coutures -tu sais- qui glisserait sur les hanches qui épouserait l'instant fugace, la voile, où nous nous irions ensemble.

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rechab 14/10/2014 22:16

L'espace tangue dans ma tête.
S'il pleut encore des pierres ...

J'hésite entre la vie et la survie.
La parole se découpe en une meule compacte.
Il me faut, pour l'ouvrir plutôt un scalpel,

Que le fil tranchant du fromager.
Extraire ce qu'il faut, juste pour avancer,
Encore quelques années .

Une fois que j'aurai tout consommé,
Tu pourras me coudre la bouche,
Vendre le temps des étés, au plus offrant.

Je resterai quelque temps tapi dans mon corps,
A cheval sur un souffle d'air,
Avant de l'offrir à la science.

On pourra toujours graver mon nom quelque part,
Je serai déjà trop loin, pour le déchiffrer.