poematique expiraTOIre
si je régresse normalement si je dé-marche bien comme il faut, il arrivera un moment où je n'aurai plus un mot à dire
état de béatitude ou état d'hébétude? déjà j'ai le cerveau étroit depuis qu'on a remaçonné la voie du coeur, goulet d'étranglement d'où ne sortent que des vagissements. déjà je suis du borborygme, de la bouche ouverte du bruitage incongru sur l'épaule, de la tétée primordiale. ça y est je pleure, je me disloque dans les tunnels intérieurs, je me conçois telle qu'en eux-mêmes. je m'évavulve je giclotte, je tensouille je gonfle j'érectile je sangviens dans les tonnerres de Brest. j'invagine je m'agite je frémis j'anticipe je caresse je baisaille je lippote je langue. étincelle de cervelle je pense je point j'univers j'uninoire...et je n'existe pas enfin.