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poematique expiraTOIre

violence

toi, revêtu de ta peau d'étranger

couverture sombre sous nos soleils crus

toi d'ailleurs

de ce que je ne saisis pas

- ma main se tend en vain-

baigné  nourri des âmes en exil

toi, dépareillé de tes semblables

exogène sève dans le verger d'Eden

toi l'Afrique l'Orient

aux accents de piments et de miel

jusqu'où t'ai-je poussé tassé encoigné dans tes cages

jusqu'où ai-je perforé ta fierté et combien de fois

pour qu'elle coule tant

de ton sang et maintenant du sang des autres

jusqu'à quelle nuit d'injustice

quelles souillures quelles révoltes

t'ai-je conduit

comment ignorerais-je le dessin rouge que ton coeur explosé a fait

partout sur ma face et mes enfants

comment ignorerais-je que c'est l'innocence qui saigne

la tienne gangrenée

et celle des victimes

et que ce ne seront jamais

ni eux ni toi

qu'il fallait crever

mais ce miroir parfait dans lequel mon monde si laid se mire

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Loran 23/03/2012 08:19


J'aime ce texte... beaucoup ! Merci Annaj :)

annaj 23/03/2012 09:48



je ne sais pas ce qu'il vaut mais j'aurais aimé y exprimer mon horreur de ces stygmatisations ordinaires lorsqu'un drame arrive, camouflant d'indignations tous azimuts, les vraies causes
aboutissant à de vraies folies.