poematique expiraTOIre
déboucher ce vin des parfums, les tanins les textures. emprunter à la vie ses images puisque je ne sais qui je suis et que tout de moi n'est qu'un emprunt à tout des autres et des choses
l'agate soufflée au feu, avec ses occlusions de très vieux débris de vie, tête de verre vissée sur l'amphore qui marche. le corps flacon pour un Bourgueil qui chante ou quelque piquette génétiquement intacte
déboucher aérer décanter la femme aux mille cantiques
rouler cette odeur sous le nez
mâchouiller la saveur - sans mordre- sans croquer
y songer ne serait-ce qu'un instant, avide cet instant, ce pendant, ou alors à plein coeur
noyer son regard, ivresse par osmose
et puits
et puits
et puis...