poematique expiraTOIre
je croise ce matin des gens qui ont besoin de courage pour vivre. m'en faut-il? à moi? ou est-ce ce dont je manque le moins? suis-je dans l'impasse délicieuse où il ne faut plus que se laisser vivre...? je coule dans le couloir. tout glisse dans le glissoir! avec ces lubrifiants moroses, ces huiles de vidange, à fond la pompe-! mon coeur bat après tout à la bielle, au train qui passe. je n'ai pas de place à la fenêtre certes mais l'arrivée dans les galeries se fait sans doute sans anicroche- le regard est toujours vide. je vois dimanche, le doux dimanche. le bain est pris, les cheveux propres, le chat pelé et les oiseaux lisses. quelque part la Terre se fait un oeil crocus. ici elle pétalise à la porte cochère. je vieillis plus vite sans doute, au moins un demi- jour d'avance sur la mort.