poematique expiraTOIre
j'écrivais, toi tu n'ouvres plus tes lettres. elles retournent dans l'implosion grave. les mots nourrissent un autre univers qui se construit lentement, planète faite de noeuds de douleur et d'un désir paralytique. cette cavité spongieuse calée entre mes côtes que j'emporte,sac du rien et qui me penche poitrine pliée, nuque basse à terre. tout ce silence érase mes écritures et les saigne. lourdement, ta part dans le ballant de ma vie m'oblige à glisser d'une absence vers la folie. serais-tu du côté des sans poésie rangé sur l'autre bord et me regarde sombrer? les mots poursuivent l'érosion du soleil
des amours qui meurent c'est le banal au goût du jour