poematique expiraTOIre
photo enlevée
je suis la trace du doigt.
non ..du plat de la main.
non... de tout corps!
je rampe dans l'encre avec une sensation de creuser le noir, l'imprenable noir qui fait des trous dans tout. une déchirure dans un cadre. porte jetée contre le mur. on peut s'y glisser. choisir de serrer le ventre hausser les épaules sur la pointe des pieds. se tirer par l'entonnoir à l'extérieur de la pièce de béton, extraire son oeil de la geôle, puisque cet éclair noir vient d'ouvrir une brèche de néant dans la lumière. son corps tout déchiqueté dans ce pochoir astral.
je sens le geste nerveux, magique, rapide, avec son énorme taloche poilue du fourbisseur d'encre, marchand prestidigitateur déroulant son tapis. entre! homme blanc; prends ma porte , vas-y. laisse-toi sombrer dans le sombre inconnu.c'est ouvert.
et ces deux, là devant, se tâtant, menton sceptique, mesurant l'arnaque... où est le piège. où est le piège?