Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

poematique expiraTOIre

melik ohanian

photo enlevée

 

 

 

 

Appuyées contre la colonne dressée de l’ennui ou de la fatigue?  Que la journée a été longue,  que l’école mortelle, le prof plus saoulant encore que d’habitude  avec sa façon de croire que la géo est importante et l’histoire encore plus…  Reste à se vider la tronche.

L'ont-elles entendu sans rien apprendre et maintenant est-ce voir mais ne rien regarder?

Clore les yeux perdus. Le vague entre au musée. Un instant,  l'oeil vide, un funeste instant, pour faire barrage à la lumière, à la crudité phosphorescente de ces installations.

La boîte magique n’a rien d’un spectacle, plus rien à réfléchir ni à faire réfléchir. Juste là -depuis le temps qu'on la pratique - pour vider le trop plein du morne et de la routine, de la conformation  à la demande... Depuis le temps, bien trop présente en continu dans leur vie, peut-être même constamment allumée, qu’elles soient  devant leurs hamburgers, leurs corn flakes, leurs chickens nuggets?

Pourquoi s'y intéresseraient-elles maintenant et ici. Le petit écran se fond tellement dans l’ordinaire, le quotidien répétitif. Ces deux assises là ont affalé leur visite muséale  sur un canapé virtuel. Elles y sont pareilles, vautrées couchées- « couch potatoes ».  Ne manque plus en effet que le truc qui s’enfile dans la bouche, qui craque qui croque , la chips régalade qui occupe les doigts pendant que la TV  endort le désir. Alors on suce ses doigts, salés juste à point pour calmer la faim d'une envie.

Je m’attends à voir se profiler une pub pour la lessive, tandis qu ‘un clébard baveux finirait de chercher baballe dans le salon. Pareilles. Le musée sans mystère, le musée, où la culture  apparait  aussi consommatoire que le fast food du grand panorama médiatique.

Les téloches brillent , tendent leurs mains  mais ne laissent aucun bronzage sur l'âme. 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article