poematique expiraTOIre
ne pas chercher, tête à queue. je ne sais à quoi ressemble le champ de mémoire. on dit de fermer les yeux. je le fais mais pour si peu, si bleu... le frottoir passe sur mes craies et j'évide le noir. je ne veux plus y penser sans doute, comme les failles et les traumas tranchent net le noeud du cerveau. je fixe le présent avec des oeillères et des post -it. où ai-je rôdé, quel fil ai-je tendu d'un sens d'hirondelle? à pinces sur les mirages et le linge au vol, j'avais presque créé un monde, un bras de terre entre ici et ailleurs. je songeais être résidente privilège. il m'importait peu de n'avoir pas plus de largeur qu'une ouverture de bras, ma plaine était éternelle, loin. je contemple le cercle de mon ventre, de mes seins...la toupie des têtes en l'air.