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poematique expiraTOIre

Bruxelles 3

c'est un homme. pas vraiment inconnu et puis vraiment inconnu aussi. il a dit: "sans elle, je ne serais pas" en fixant un endroit contre le mur et en tirant très fort sur le filin de halage. pour revenir.

un homme, qui me dit ça, comme on serre contre soi son enfant triste. il ne serait pas... a-t-il dit . tout pourtant chez lui me semble  être, et bien assez pour vivre-. je le regarde, pense qu'il exagère sans doute mais non, à ce regard qu'il porte sur l'intérieur des choses. -il ne serait pas sans elle à qui il a donné son ticket de survie.

je me détourne- ce mystère qui tremble- me donne le sentiment d'extorquer  le feu aux dieux, comme un humain désapprend un jour à voler et comprend qu'il rasera le sol en patience d'ombre et inconsistance. je ne sais où aller, la maison est trop grande, le jardin trop rangé. aller en ville ou au supermarché? mais je n'avance pas comme  face à trop de choix et qu'aucun ne pouvait secouer la morne épaisseur de mon ennui. j'enfile mon casque de cheveux, ma bataille de poitrine, mes mains, mes fourches. je tire le trolley- bag, je me glisse je me faufile. foule personnes personne foules. je songe à des errances plus graves, des points sans retour. je songe à entrer dans une gare obscène où je balancerais mon aventure entre deux rails et trois exploits. je n'ai pas encore atteint la frontière. je vois glisser le futur sur des crottes canigou et des pâtés wishkat. je reste un animal, un animal de compagnie, mal apprivoisé et qu'on jette en rase campagne pour mieux passer l'été.

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