poematique expiraTOIre
vide. je me regarde. il y a un trou là au centre j'ai décalotté la cervelle. elle fait comme un chapeau de sable sur lequel est fiché un drapeau. mer non praticable. baignade interdite. j'ai décapsulé la conserve, éparpillé le maïs en graines. vide. je tente l'épreuve du monologue. résonance aluminium avec un oeil au fond. crier face à l'étendue grise des flots demande une longue patience pour attendre le retour du bruit. le vide tourne sept fois dans les joues de la Terre avant de se prononcer. par derrière, dans les pendants d'oreille qui cliquettent. le vent arrive dans le dos. il me pousse et je désamarre.