poematique expiraTOIre
ô mon transitaire infidèle,
je tire aux forceps mes litanies hors du nuancier de l'aube. ce jour est mauve et puis jaune comme du poivre de muraille assaisonnant les parterres. j'attends le jingle en coup de fusil des bons départs. faudra courir dans les sciures, les yeux fixés sur la ligne. -j'ai moi aussi la flemme olympique-. quitter le pageot suspendu, les balançoires et le bac à sable- l'enfance a un étrange goût de cris et de fureurs. elle me présente des honoraires impayables avec un arriéré de munitions et du sel dans mes cheveux. je brode le pécule spumeux tombé de la seille de l'aurore, une dentelle grise. c'est le temps qui veut ça, le temps qui passe et ne s'arrête pas. il a encore plu.