poematique expiraTOIre
mélancolie tourne
comme un glaçon dans un bain de foule. sueur froide parmi des cuissons de vertèbres. tous ces humains à l'autocuiseur, presque défaits, détachés filaments de vie autour de la moelle.
mélancolie tourne
fonte de traviole, traces neuves sur la mer d'huile. comme se déchire doucement le voile du palais pour libérer un chant, cette glissière qui croit ouvrir la mer et n'ouvre que des bateaux.
mélancolie tourne
lourde boule de démolition. se balance en l'air, faisant l'oiseau et la danse, un canon au ralenti s'en allant à la guerre et d'un doigt que l'on pointe vers le ciel, on rebrousse le curseur dans la zone cessez- le -feu.
mélancolie tourne
centrifuir écrasée plaquée à force de turbines dans le placard des lumières. mouche à fiel sur les murs du temps, claque saignante, son butin hors des tripes.
mélancolie cette violence au césium qui vous tire d'un javelot invisible