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poematique expiraTOIre

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dans la chambre nue quelques clous tiennent encore les âmes pâles des images, l'espace n'a plus de trous,  je glisse mon doigt  le long de mon lit cage. le bruit feutré des barreaux sautille sous la course. j'écoute, comme je lance des cailloux dans un puits de sables.  chambre dévêtue, je range les fantômes dans leur voyage, ils trouveront bien d'autres murs où suspendre leur mélancolie, le monde sort en silence dans les siphons du vent. et comme un dernier geste ce long frisson de froid qui me traverse. je redécouvre l'étroitesse mauve de mes rêves, comme un excès de pierres qui aurait grandi sur le vide.quoiqu'on en dise déboiter ses accroches laisse des traces indélébiles, des cicatrices fièvreuses.

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