poematique expiraTOIre
voici la nuit encore profonde et mes yeux grands ouverts.- me penses-tu si fort que cela m'éveille?- j'y songe, crois-moi ,à ta visite. voilà pourquoi il y a des jours je suis comme nostalgique de ce que je n'ai jamais eu. que ça m'enveloppe, une seconde...
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fin de vacances. pour passer au travers de cette dernière chaleur, décidé de dormir, de sucer ma petite poudre d'escampette et voilà le résultat:de 14heures à 19h.,un bon sommeil effaceur d'encre, allongée dans le bureau. je fais le décompte des jours...
Lire la suiteil est, devant sa table et puis plus là. il marche il tourne en rond. il a tous les barreaux de la cage thoracique qui sonnent. il est en prison , entre son désir et le dessus parfait et tranquille des nuages. il fait le mur, le longe dans les sens de...
Lire la suitetenter même avec des regrets, des peurs aussi incertaines que tremblent les feuilles, de vivre ce qui est à vivre. sans passer les éponges sur ce qui est, sans effacer et croire ainsi changer. car on n'enfante pas une autre figure mais on adopte! seules...
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ce matin, l'eau était trouble. il y a des jours comme ça où on est dans le jus. le robinet goutte le malaise. il y a dedans des humeurs jaunes, les pisses sableuses du glissement de terrain d'après la pluie ce matin, un pissenlit en jupon traverse ma...
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sur la langue, la naphtaline mentholée veillant sur mes chants d'amour. elle fond comme un tic-tac, sans calories, juste un petit nuage de mousses vertes qui descend jusqu'aux seins. prophylaxie anti-mythes. m'aimeras-tu Orphée? assez pour redistribuer...
Lire la suitebientôt encore le jour des poubelles, le tas de sa vie qu'on voit s'empiler en pelures et déballages. ordonné, si régulier. cases inaltérables qu'on remplit comme on pose des graines dans des poquets de trottoir. invariable jour des ordures. on sème décidément...
Lire la suiteil y a dans l'obscurité un receleur de myrtilles qui tente une contrebande. je veille au grain, sur que le qui-vive avec mes petits fruits mûrs. quelle égrappée sauvage, jus frais et sang de sucre! sur ma bouche la nuit au sac, huis clos de satellites...
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petit clash, le coeur vient de sauter à l'élastique. il a un taquet de métal dur fiché dedans, une agrafe solitaire pour ses anévrismes mauves. je me contente de ce bijou solitaire sur lequel pousseront une colline, une montagne, une immensité de poudres...
Lire la suiteil n'y a jamais d'autre trou que l'éphémère. un doigt dedans et l'eau tout autour. écrire cultive juste les orées, jardinage à l'alène du moment faste où tout est ouvert et quasiment déjà fermé. on a le sentiment de faire des ourlets sur un coeur d'araignée....
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