poematique expiraTOIre
Stress : Le bureau est vide, la table est vide, l’agenda est vide, le lendemain est vide, l’œuf est vide. Je stresse. Je stresse en plein, à pleines brassées, à temps plein , l’un et l’autre embrassés. Noir : je n’aime pas l’idée que le noir soit l’absence...
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me suis glissée à l'aube dans le jardin. il montrait ce visage misérable d'une demoiselle à pompons sur laquelle serait tombé le seau d'une mégère, tous les bigoudis défaits sur la figure, les feuillages lourds, l'opulence dépenaillée. je n'ai pas su...
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fin de travail. je roule. campagne jaune et cette intense circulation, rapide arrogante fluide.. je rase les bords. c'est si "étroit" - ( ici: manque de possibilité et de marge de manaoeuvre- ) pour rouler vite. je fauche ainsi les bas côtés de frais....
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maîtrisez-vous la technique de sablage qui nettoierait ma face noire, ma face moussue, mon décrépi de siècle, toute ma littérature? avez-vous l'enduit sincère, le colmatage adéquat? oui...avez-vous de l'eau pour moi? êtes-vous sous pression avec des isobares...
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Prendre le temps dans la pince monseigneur. Le trancher. Toujours plus près. À la seconde près. Imaginer ce diagramme en forme de gâteau, lacéré avec un couteau multi-lames, comme celui dont se sert le fromager pour égrener le lait caillé. Le temps, sectionné...
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le frère... sortir les cartons, les poubelles, le chat, le vase de nuit, les fleurs sortir un peu histoire de rentrer l'air... sortir ses escarpins, ses richelieux, ses grolles, ses baskets, ses mocassins sortir les draps, les outils, les vacheries, les...
Lire la suitela boule à zéro, les champs et des rouleaux partout. -on dirait la mer avec des papillotes, on a l'océan qu'on peut-. le mien est bronzé profond, tanné, et les paysans sont tous convertis en coiffeurs pour dame. quelques liquettes blanches font des voiles...
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un chenal de vent vient d'être percé dans l'entre-deux de cette heure. une faille agitée, le couloir des caresses. fraîcheur de l'invisible ramenant une belle marée de frissons. filet plein. j'ouvre les bras, j'enfile l'extrême velouté du ciel comme une...
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tourner, puis retourner encore les pages sous l'ongle, à toute bise. se rafraîchir avec cet éventail qui déroule l'histoire. vite, vite... qu'on en finisse. reprendre ensuite à la couverture. observer, glisser, palper ce bizarre jet de salissures, ces...
Lire la suitela partie avait l'avantage d'être en ma défaveur. perdre est un instinct de base. je marche sur le fil inexistentiel. j'invente mais ne crée rien. les mots eux-mêmes ne savent que dissoudre mes forces, les unes dans les autres. il n'y a pas d'avenir à...
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