poematique expiraTOIre
la nuit vient de finir au siphon, je l'ai vue tournoyer comme un doigt dans l'eau, dans le sens du temps. une lune de chrome, visière passoire, brillante, électrique, minuscule lampadaire sur les chutes de mon bain la nuit silencieuse qui s'en va avec...
Lire la suitejuste par la fente, -je ne ferme pas tout à fait le store-, toute cette vie dans une ligne prise, entre bas et haut, où se glisse la rue comme une lettre dans ma chambre. ces lumières qui clapotent d'un étage à un autre, ascenseur lumière excentrique...
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Dans l’œil de la fleur la pupille d’un fruit. J’observe entre ses pelures sèches, entre ses nervures épaissies et boisées, ce regard longiligne d’un pistil renflé de noyau. Je regarde, œil porteur. Et la graine d’un arbre a déjà mis racines dans mes veines....
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faible intensité, mon cardiogramme travaille tout doux, au rythme cinématographique de Korzienovski. je reviens lentement d'outre monde, là où pousse l'envers du décor. je reviens épuisée de ce qu'il a fallu user d'amour au compte heures pour un petit...
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la prime dans le gazonmousse "..on se parle d'une rive à l'autre, on échange ses impressions de route. toujours on chemine alors forcément un jour ou l'autre on échange ses impressions du réel un peu comme des gamins s'échangent les couleurs de leur boîte....
Lire la suiteoubli à la passoire - je ne retiens rien toutes les bouffées pastel retombent des remous de couleurs reste-t-il quelques gravats à l'écope quelques rugosités à quoi me tenir oubli d'eau des doigts laches - à la paille je remonte les encres et les limons...
Lire la suitele ciel malade entre par tous les trous. je donne mon corps à l'essence grise elle m'emporte dans ses vivisections. au détour des banquises. il pleut des poignards. l'envie est au temps mort. on ouvre la fosse commune, des paroles à la pelle et tu creuses....
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un endroit idéal pour passer d'une époque à une autre : le resto brocante où je me suis laissée nourrir ce midi avec les mêmes mots et cette identique préoccupation de "postérité" où je songe me réincarner en méduse ou sumo, où je conduirais mes roulottes...
Lire la suitej'essaie, pas un jour sans ce petit jeu d'haltères. j'ai si peur que tu meures si j'allais manquer brasser de l'air. superstitions verbeuses. je suis le poète légiste des mornes récits. je fouine parmi les roulottes dilatées de l'imprévu itinéraire. je...
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