poematique expiraTOIre
fraîcheur. le mauvais temps composte les colères. je me retrouve désapée, oursin rasé. quand la nuit reste comme ça longtemps dans le lit du jour, qu'elle y traîne comme une amante en mal de reins, que tout s'intègre s'enlace se mêle, on peine à savoir...
Lire la suitele ciel est jaune, toile cireuse. parfaite tendue pour un orage à venir. Pollock fera le travail et j'attends. des giclées noctambules, du "papet" d'au-delà, des flaques qui tomberaient comme des oeufs, juste tout autour, du hachis d'arc-en-ciel. j'ai...
Lire la suiteJ’ai posté le ciel entre mes jambes- évidemment que c’est pour te plaire - comme si tu n’avais pas les mêmes anges que tout le monde ! marcher sur la mer avant qu’elle n’existe est un privilège dont tu ne connaîtras jamais ni le sel ni le ventre et j’ai...
Lire la suitele marchand de tapis, comme il est poli le marchand de tapis... avec un gilet bien serré sur son coeur, ajusté à la cage, la coupe G.I. et la voix de velours. il aime vendre ses tapis. un jour il ira en Orient. il trafiquera dans les souks, dans les usines...
Lire la suitepalette de couleurs. légumes ça croque arc-en -ciel, la bouche. jaune, lanières de cuir d'un soleil tanné. rouge, comme quand j'en ai plein les yeux. vert, section gazon coupé ciboules tondues aux ciseaux. blanc, coeur brûlant de cucurbitacées, je bande...
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Clowna dite parfois Tromblon à l'heure suisse j'écoute la joie griller comme des allumettes, une roue d'étincelles, les galaxies jaunes et vertes du bonheur; les enfants pétillent et le ciel est un orage de fusées. le soir sent le soufre parmi les roses....
Lire la suitej'ai marché aujourd'hui , autour de ce petit lac. sans tellement me presser. il faisait chaud, l'eau, elle, paraissait glacée. il a suffi d'une centaine de mètres pour échapper à la quantité folle de voitures en stationnement, comme si l'endroit était...
Lire la suitej'écris. je crois. j'ai l'idée que je suis moi-même inscrite, décrite, cryptée furieuse sauvage. j'écris avec cette sorte de foi, immense indescriptible que l'écrit fait, échafaude, grave, envisage, qu'il procrée et projette le monde. j'écris avec cette...
Lire la suiteils ont dit c'est juste j'ai dit c'est juste ils ont dit le monde nous appartient j'ai dit le monde vous appartient ils ont dit sous les pavés la guerre j'ai dit sous les pavés la guerre... ils ont dit salope de garce!...salope de garce. ils ont dit silence!...
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après la fête en ville, la carte postale: Schwarzsee(Lac Noir) le vrai piège à nationalistes rue costaude, la masse ganache des villes à la pénombre. ces mousses vert-de-gris qui tombent des coupoles, tout le long de l'humide. claque-marche. ça tonne...
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