poematique expiraTOIre
J’ai posté le ciel entre mes jambes- évidemment que c’est pour te plaire - comme si tu n’avais pas les mêmes anges que tout le monde ! marcher sur la mer avant qu’elle n’existe est un privilège dont tu ne connaîtras jamais ni le sel ni le ventre et j’ai des plages célestes à crucifier les jours. Tout l’azur d’un empan de guiboles, pour faire germer les pluies. Le miracle c’est là où ça me touche. Je transforme les vins en eaux, à revers de mots, à langueurs de vents. Je suis sauvage au harnais, rude à débourrer mais tout ce bleu qui enfante sans fin des éponges et des nuages est mon enclos. Libre jusqu’à ouvrir mes pas, pour le premier orage qui passe.