poematique expiraTOIre
il y a dans l'obscurité un receleur de myrtilles qui tente une contrebande. je veille au grain, sur que le qui-vive avec mes petits fruits mûrs.
quelle égrappée sauvage, jus frais et sang de sucre!
sur ma bouche la nuit au sac, huis clos de satellites ivres. je visite -taxe d'émeri sans doute- les étranges fûts dormant.
je sarcle le tanin de ces vins interdits pour apprivoiser le noir, l'ombre, une goutte de toi coupée d'un peu de lumière.
avec le nom que m'ont laissé les astres, je suis née pour jouir à tâtons sous les foulards et les fuites manchotes.
il y a dans cette nuit l'idée de ton odeur.
obscure
si obscure