poematique expiraTOIre
croire en des choses subtiles demande de la force. plus ces choses sont fragiles plus il faut être fort pour y croire. comme un sarment sur la vigne, quelque chose de greffé qu'il faut laisser monter et grandir. je ne vais pas faire quelque chose "ensemble",...
Lire la suitedormir dormir. la tête penche parmi les fleurs. duvet de prairies et d'oboles mauves. je m'allonge comme l'ombre. j'agite mes doigts sur des contrebasses invisibles. amour, y es-tu ? à la danse, à mes caresses dormir dormir. les images rentrent dans leurs...
Lire la suiteje me baigne. azur dedans. très bleu. antique ancien profond. c'est la couleur où je te rejoins. j'y crois. j'aimerais dire jaune ou rouge, une teinte moins commune. tout le monde aime le bleu. je suis comme tout le monde. c'est important. me trouver...
Lire la suitehors de la nuit maintenant. je ne suis l'héroïne d'aucune danse mais partout, dans chaque feuille qui tremble, dans chaque espérance qui monte, la vrille éternelle des serpents. bousculade dans l'air ce rien que l'on ne voit mais touche à tout. le plus...
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l'important c'est de sentir que ça bouge, que le corps ne reste pas à l'arrêt que la route se déplace, qu'elle roule sous moi. n'importe quel mouvement mais un déplacement, une déviation. l'ordinaire ne peut pas cimenter ainsi les semelles. avancer ou...
Lire la suiteje rentre dans la ville tombe. par la poussière, par le vent qu'elle endure. les fenêtres ouvrent partout sur des âmes dénouées, perdues à mi- chemin entre un reste de vie et une grande mort. je les regarde. ma main traverse ainsi des temps empilés, immémoriaux,...
Lire la suiteon écrit juste quand on est détaché. j'essaie par bribes de me détacher de moi, de remonter le courant, le fil des espaliers. de m'éloigner, au plus lointain. ce moi est un autre. je ne maîtrise pas mes distances. myopie et presbytie les deux hémisphères...
Lire la suitela belle "ébèniste" rentre maintenant chez elle, le travail de nuit s'achève. avec son écumoire d'hypnoses, elle a soldé quelques vieux rêves, par contumace. émacié encore un peu la parabole aux prophéties salées liquidé les feintises et autres procès...
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il est là... pas proche mais là. il veille. de loin, mais le temps n'a plus d'espace depuis quelques années déjà. est-ce un ange un frère un ami un...autre? il est là. je coule tous les jours je patauge, je nage j'ai des tombeaux cinq fois la semaine,...
Lire la suiteme laisse parler. me laisse divaguer. le ciel est bleu comme un bol de lait porcelaine. en dehors de moi. -il y a toujours des vitres Sécurit dans les parloirs- sous cloche. errance intérieure. partout la même. dedans ou dehors, pareil. je suis dans la...
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