poematique expiraTOIre
journée grave. dès l'aube. je l'ai trouvée impressionnante, je veux dire inhabitable. ce genre de matin où tu vois une vitre entre toi et le reste et que ce sera diffcile à franchir. le manque le manque est un acteur de tant de réalisations. tout le temps...
Lire la suitemon terrain de mots est un parc après l'enfant - reviens mon pays bien-aimé- il a plu sur les jeux les seaux et le sable. comme c'est beau ces brouillons de l'averse, ces points de suspension pour repiquer l'automne. tous les sols sont de papier. marquer...
Lire la suitecahier neuf. y chercher l'épaisseur de la flamme qui brûle sur la table et qui est censée tenir, même vacillante, une prière, un fil de vie. je l'ai allumée très tôt. je savais bien que très vite je n'y penserais plus, que j'allais me divertir de cette...
Lire la suitePas de bras, mais des épaulailes. Deux branches de ciel ramassées dans les salières des omoplates. Quelque chose qui aurait avorté. Moignons divins moignons célestes. Elle ne volera pas mais plus légère tout de même, brassant le ciel, émulsion d’ange....
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il y a toujours de ces jours où, en plein hiver, on sort le printemps pour voir de quoi il aura l'air. alors le ciel est bleu, une lumière pure et neuve...on se sent du parti de la vie, propagande réussie. on vote pour, on est d'accord. la verdure, les...
Lire la suitela nuit traîne savates. pas encore en nuisette pour s'enrouler en boule sous le duvet bleu du dimanche. elle joue les espèces tardives, les couche -à -l'aube. je tiens la veilleuse. encombrements divers sur la ligne. espèces de tas de neige et illusions...
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Je ne sais plus pourquoi je t’aimais. Comment aujourd’hui le savoir…tu n’es plus, pour me rappeler à nous. Je me dis que bien sûr oui j’ai dû être dans cette admiration étonnée qu’ont les petites filles et puis tu as vieilli sans que je n’aie jamais eu...
Lire la suitepas envie de soleil pas envie de ce truc tout bleu qui rince gratis. d'être assise là d'être presque loin. pas d'envies. du tout. même le dire sonne faux. c'est comme me forcer à bouffer la soupe aux flocons, à prendre l'air, à me laver les cheveux, à...
Lire la suiteme laisse tremper les sentiments ont croûté, fine étoffe de gelures à briser au sortir du corsage. zone prélavage. faire avec une patience impeccable l'engramme du souvenir, compter ses taches. comme si des marqueurs mots dits avaient établi quelque chose...
Lire la suitepays de campaniles, avec leurs méats de plein air, les vents au battant et au rappel d'airain. ils s'y balancent à cloches que veux-tu et par à coups, on entend le timbre prostatique des rossées de gros temps. ça résonne comme le fruit des goulots de...
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