poematique expiraTOIre
ces mots, tous, n'ont rien de léger. ils ont leur patrimoine, leurs ADN shrapnel, mission secrète. ils prennent chargement d'obus dans la base intérieure, font le plein de carburant. ils iront loin ou court, mais ils iront juste là où ils doivent faire...
Lire la suitesouvent le matin, je partais avant la circulation. il m'arrivait parfois de ne croiser aucun véhicule. 20 km, comme ça, en roue libre dans un monde surmotorisé.privilège. j'étais pressée. rattraper le lever du soleil, me tenir le plus longtemps possible...
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Je ne suis pas ta rivière avec des morceaux dessus, gruau de gelures, ni soupe originelle de laquelle on tire sa louchée d’amour. Brassée de restes de fracas et du bruit incessant des chutes. Suis la mousse à peine, la source qui ne sait pas l’embouchure,...
Lire la suitece sont ces visages. quand on les regarde, on voit encore l'enfance dedans et puis une impression de piège et d'innocence surprise qui se camoufle, qui essaie de se faire oublier. peut-être ont-ils ce sentiment de devoir se cacher. inacceptables d'expérience...
Lire la suiteje vais rester entre moi c'est la place du mort du mors aussi la barre aux dents aux vents aussi entre moi parmi ce qui me supporte qui m'insupporte aussi des pistes méconnaissables mes sables aussi je vais rester dans la clôture le corall de poussières...
Lire la suitepassage sous la terre. te souviens- tu ce qu'on en disait? ..manger la terre. le goût âcre qu'on a dans la gorge quand les choses sont rampantes, qu'on est comme le mort, sous la couche d'herbe, sous la motte. qu'on doit se tordre, se démener, serpenter...
Lire la suitel'intérieur est-ce un pays..? que puis-je trouver là-dedans ? un désert une ville avec des marabouts sur une jambe et des porteurs de ballots? vais-je vraiment y voir la tempête le soleil la chaleur..? tout ce monde que je ne connais que de la tête. faut-il...
Lire la suitece n'est que rattraper le monde, lui courir après, marcher sur sa traîne "m'encoubler" au mouvement perpétuel. chuter bien sûr. dimanche blanc, sans structure, confondu. il n'y aura aucune aspérité qu'un océan de neige et les pattes du chat. le ciel aura...
Lire la suitebosser l'abandon. cultiver des levures de vide, des petits champignons verts sur le dos des farines. espérer une guérison, un soin de sorcier. élever les moisissures, les tissus délicats en coton de neige, des nébuleuses de pénicilline qui pousseraient...
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image alyssia bellivier il y a la forêt. comme ça, on pourrait la croire énorme, avec une fumée bleue très lointaine pour marquer l'horizon. on imagine que par n'importe quel bout, elle étalerait une vie entière sans atteindre la lisière. là-bas, totem...
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