poematique expiraTOIre
ce n'est que rattraper le monde, lui courir après, marcher sur sa traîne "m'encoubler" au mouvement perpétuel. chuter bien sûr.
dimanche blanc, sans structure, confondu. il n'y aura aucune aspérité qu'un océan de neige et les pattes du chat. le ciel aura plus de relief que le sol. il fera des talochées grises et du vent. à regarder avec précaution pour éviter de croire aux signes.
je garderai le chaud, vigile aux pieds nus paroles calfeutrées et enveloppements musicaux. j'adhérerai à ces règles imposées de silence et de patience à l'encre, copiste des enluminures secrètes- il y a toujours un archange quelque part qui préside aux choses neuves-.
rattraper le monde pendant qu'il dort remettre la vie à niveau, joindre mes dispersions d'un fil de mots et abolir à la sauvette la distance.
ma vie ne vaut guère le cours du stylo ni celui du caran d'ache, à peine celui d'une allumette. je peine à la montée de l'aube plus que les autres. c'est pour ça que je m'y prends tôt. sinon je louperais sans doute le départ du soleil et le marathon spécial dimanche.