poematique expiraTOIre
ce sont ces visages. quand on les regarde, on voit encore l'enfance dedans et puis une impression de piège et d'innocence surprise qui se camoufle, qui essaie de se faire oublier.
peut-être ont-ils ce sentiment de devoir se cacher. inacceptables d'expérience et de vie.
munir le visage d'un masque, brouiller l' âme de parasites dans tous les sens. ils se doivent d'être plus laids qu'ils ne sont, plus vieux, troubles, parce qu'ils savent d'avance qu'ils ne seront jamais eux-mêmes dans le regard des autres. les photos ratent alors. les figures grimacent. les yeux se ferment pour ne rien livrer et pour mieux entendre dire qu'ils ne sont pas photogéniques ou simplement beaux. dualité poudrée, maquillée si mal, grossière, leurs visages vrais un peu derrière apparaissant tout de même par bribes et copeaux.
j'ai poussé au refus, grandi au repoussoir, gravée sur l'envers... comme eux je crois.
je n'ai que des choses à changer, à modifier, à calmer, à guérir... je suis dans le négatif.