poematique expiraTOIre
la belle "ébèniste" rentre maintenant chez elle, le travail de nuit s'achève.
avec son écumoire d'hypnoses, elle a soldé quelques vieux rêves, par contumace.
émacié encore un peu la parabole aux prophéties salées
liquidé les feintises et autres procès qui se manigancent dans l'obscur
je carde mes implants angéliques à l'ostensoir
allées et venues de la brosse
agence le soleil au balancement des catadioptres de l'aube
un peu de lumière revient
j'ai entendu dire qu'on a déjà eu démis de murs de ciment avec des électrodes fichées dedans
je ratisse convaincue mes hardes par lanières
brouette de petits pas parmi la rocaille
malléoles souples sur mes aiguilles
jusqu'au bassin
c'est toujours le déhancher du vivre ivre.
je suis un projectile à ogive suicidaire
mais enduite du flux de l'aurore
quand je franchis le cap du premier blanc qui passe
je ne cherche plus que mon binôme
et accomplir ma fausse guerre.