poematique expiraTOIre
ce froid que je tousse, gros nid gelé au fond du thorax, que je crache par miettes rauques, claque de saison et ciment grelotté. pris comme ça en courant pieds nus dans une maison crue après on s'étonne. l'insouciance que c'est de parler la voix claire,...
Lire la suitelaisse-moi te dire que c'est plein la peur, cette nuit qui vient, qui rôde,qui n'a pas de bras que c'est du bruit pour rien quand j'écoute une semelle, qui s'embaise de terre et de venir ces tampons de silence dans un givre mordu. ma lèvre saigne, je...
Lire la suitejokari d'univers météore en vue comme un nez rouge sur ma tronche de planète. je ne désespère pas de voir passer le puck et de suivre un instant sa trace balafrer le vide. très loin, juste entre la lune et moi! cette roue circulaire affûte ses dents sur...
Lire la suiteje n'entends plus ce cliquetis dans la serrure de lune, le ciel reste fermé. personne ne passe par le jardin et je n'étiquette plus les boues de pas pour me dire un voyage. le temps use aussi les envers, l'estompe triste d'une mer en jachère. le monde...
Lire la suitecroque temps. le jour craque. un bruit de noix dans l'enrouement des mots. j'ai du gravier à l'âme comme une éraillure de chemin, une marche de neige carton au travers du larynx. je tends ma chevrotine à picorer des oiseaux, mon chat tueur d'envol. je...
Lire la suiteje suis un brouillon de femme, le bord imparfait des nobles couleurs. j'ai, éparses, des traces de doigts et des bavures, la suie gommée d'une esquisse. mon regard est encore flou, mes mains à la débauche. j'hésite entre tous les étranges, me mélange...
Lire la suiteun cymbalum écaille les fils du tempo, comme un rideau de perles qui balancerait doucement sous le crépuscule. bientôt une frénésie magique secouera la chambre. des violons et la steppe cavalière forceront mes nostalgiques de nuit. j'écoute l'apprivoisement...
Lire la suiteles pythies se lèvent avec les étoiles ou les néons. elles clignent en rase campagne ou rues basses, scintillement des fonctions i-rrevérencieuses. le futur ressemble à un coquelicot dans une boutonnière de paroles. fragile suspension. ne laisse pas retomber...
Lire la suiteje manque de la merveille, du don des paysages, de la chaleur cerise même de sentir la flotte de la merveille des espaces, de la forêt sous la Terre, ce genre de choses que l'oeil vous met sous le nez, pour respirer large et loin et fort... je manque...
Lire la suiteA tout bien peser, en effet y a-t-il plus ridicule que cette recherche de liens, de famille, d’appartenance ? Certains prétendent à des filiations simples, d’autres se contentent du sublime. Alors quoi, ne sont-ils pas fous ! Mais je songe que c’est bien...
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