poematique expiraTOIre
le jardin court sous le vent, crinières fatiguées des tiges. ce frisson voyage, comme un galop dans un manège et j'ai suspendu ma selle sur le dos du corral. où que s'enfuie cette monture, elle foule un jour des terres extrêmes. météo sur orbite, est-ce...
Lire la suitemon poème ne dit pas toujours ce que je suis ou vis. le plus souvent il exprime au tamis de ma peau ce que d'autres vivent et qui me fouille. ainsi je parle l'amour et n'en suis que porte parole. il ne m'appartient pas. j'ai le Je vaste, proliférant....
Lire la suitepoésie et peinture, mélange d'éthers. deux odeurs qui se nouent, des fleuves qui se chevauchent la poésie c'est le papier libre le carton d'incitation.sur la table.entre les coupes et les petits salés. peinture et peinture. réalité et concrétions, amalgames...
Lire la suiteoù cacher cette petite misère triste dessus l'épaule? le temps est gris à fredonner des souvenirs. je ne saurais pas mieux dire mais ce n'est pas assez. j'imaginais entre des cordes murmurer le reste de mon avenir, un lendemain très doux passé à la fenêtre....
Lire la suitej'aimerais n'avoir besoin d'aucun mot, comme un homme crée l'univers avec un peu de terre ou de l'eau. j'aimerais tant m'asseoir devant un mur et y ouvrir des fenêtres, d'un doigt plongé dans les lumières., passer de l'autre côté du monde en traversant...
Lire la suiteje descends au jardin gris. je sais y trouver des brais, des charbons entre les branches pour calfater mon pas titubant. je nappe mes éméchures d'édredon sauvage, un vol au ras du sol. je sais y ramasser à genoux des argents et des ardoises sur lesquels...
Lire la suiteun. unique, entière, âme menottée de chair. ma main et elle font jour à jour le gnomon du poème, jouissance légère qui vole et met la mort à l'essai. est-ce donc la seule inclusion possible, ce double en fusion, peau et souffle, ensemble. ce nous qui...
Lire la suitene pas chercher, tête à queue. je ne sais à quoi ressemble le champ de mémoire. on dit de fermer les yeux. je le fais mais pour si peu, si bleu... le frottoir passe sur mes craies et j'évide le noir. je ne veux plus y penser sans doute, comme les failles...
Lire la suiteJe dis tant de choses tristes et désagréables, prononce tant de formules indécentes, de la peur au kilomètre. perdre, quitter, être seule… Je dis tout cela avec lamentations, avec des larmes, avec des colères distillées en venin. Je parle, j'ouvre ma...
Lire la suite...puisqu'il faut que j'écrive mon poème pour quelqu'un d'autre et me sentir à la hauteur. je ne sais pas si c'est de ces évidences qui se reproduisent souvent, si c'est comme le caillou blanc dans le chemin, à la pelle, ou si vraiment le jour où j'ai...
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