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poematique expiraTOIre

journal blanc

articles

entre des écheveaux les arbres portent le ciel. ils ont les ongles courts et leur tronc comme une agrafe du coeur de glèbe au coeur de l'eau quelle robe revêtir pour aller à la prière jointe d'un oeil et d'un rêve toi et moi cousus de nuit dans la soucoupe...

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mal de vivre

j'habite la campagne avec des Bronx de pâquerettes et des bornes de vache tous les dix mètres, une zone en friches où s'érigeront des buildings de blé mou et des espaces patates, une avenue bleue avec un sémaphore de jour et un autre de nuit. quand je...

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imperméabilité ordinaire

de toutes les façons, rien n'est plus facile que s'enfermer dans l'art. dans l'art de qui, de quoi, seul, sans ferment après tout. qui que ce soit qui passerait n' a jamais rien à donner mais que des leçons à prendre. alors il s'en va en déroute, j'en...

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poète...

pas monnayable le poème. tu prends ton parti avec ou sans rêve. la question n'est pas là. mes songes ne sont pas de la po-é-sie, c'est le contraire même, ils ont tout du banal parcours de nuit avec ses passeports et ses tickets de métro dodo. je ne mets...

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nous

nous

ce sont des milliards de gens, sans importance. vers eux pas un pas ni un regard. aucun mot ne saurait éclore pour les faire vivre, morts déjà, bien avant, tout dilués, noyés dans le flot sans histoires. rien ne va naître ils alimentent l'humus, en friches...

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fouilles

pilleurs d'épave, pilleurs de sangs aux petits doigts grignoteurs, grailleurs de blessures. ça fouille. ça grouille dans mes vers. ça me regarde m'ébrécher lentement, mes fissures ridicules mon sentiment décomposé. pilleurs passant d'une main à l'autre...

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purgatoire

purgatoire

sur le vélocyclo. rond dos rondos. j'élime -j'élimine. le filon gras du temps mon âge data. je ne laisserai pas mon amour entre tes mains tripotant mon petit malheur satisfait. non, je ne te laisserai plus toucher l'animal, le coeur juteux de la nuit...

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riens tous azimuts

le saut à la perche est la sortie recyclage des échelles sans barreaux les gens qui ont peur de visiter leur monde n'ont aucune carte postale à montrer aux autres l'intuition est une porte vitrée. passer du côté visible des choses ne se fait pas sans...

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ouragan

On détaille le vent, forces estampillées comme des millésimes de mikados : les arbres chutent-ils mieux encore qu’en décembre. J’évite de dresser mon parapluie dans cette sauvagerie. Tout gueule et je ressens un instinct de radiateur me saisir aux mollets....

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ma langue

ma langue

aucun mot n'est selon moi à sens unique. je charge chaque vocable d'une tension qu'il n'a probablement pas pour d'autres- métaphores de tant de choses, de tant de situations de sensations aussi...un jardin n'est pas un simple potager, un ciel une couverture...

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