poematique expiraTOIre
pilleurs d'épave, pilleurs de sangs aux petits doigts grignoteurs, grailleurs de blessures. ça fouille. ça grouille dans mes vers. ça me regarde m'ébrécher lentement, mes fissures ridicules mon sentiment décomposé. pilleurs passant d'une main à l'autre ma danse et mes échasses et les décharges tristes exorbitées. ma sève dégouline jus d'ailleurs pour repiquer des boutures ou leurs célestes murs. je traîne ma carcasse dans les coins je la recouvre de sable je tente des pourritures nobles, la tête sous l'épaule. mais on visite ma mort d'un oeil, perquisitions intimes. observatoire des effets chagrins, tout semble bon à savourer mon exploit de gangrène. mais si du moins je dois disparaitre qu'on me laisse mes nippes et mes lambeaux...