poematique expiraTOIre
j'allume la bougie, petit doigt pointant vers les dieux. je brûle. corpus de feux, les jours de cire et d'abeilles la miellée des lumières dans les pollens de la neige j'ouvre la bouche avaler les sabres de glace la transparence des fenêtres le gel au...
Lire la suitequand je me serai couchée seins jardinés pour des tulipes de sang mon dos baisant la terre empreinte d'osselets dans ton chemin d'aiguilles que j'aurai accepté de rejoindre tes graines que je serai dissoute et enfin dénuée quand il me sera facile d'être...
Lire la suiteécrire à l'écriture. ce qu'il voulait... et on aurait lancé ça en l'air. dans l'air du temps histoire de voir si cela allait faire bouger le niveau de l'encre. au fond écrire à soi- même m'étais-je dit. une lettre pour soi que l'on posterait pour soi...
Lire la suiterenoncer. pousser le mur deux ou trois pas plus loin. et encore. tourner le dos au mur. il n'est pas là pour rien. je ne passerai pas derrière, à cette poésie. celle des respirations parfaites de l'esprit qui danse une parole. je le vois. suis atteinte...
Lire la suitele chat traverse les fenêtres et les ombres aussi. pouvoir des pattes en velours de silence. regarder l'intense fricoter avec le fluide. s'entrelacer, s'éprendre. la belle et la bête. convaincre maintenant mon intérieur des effets passe-muraille. espérer...
Lire la suitevoltige des chrysalides le fleuve respire entre les doigts frelon de paume le cœur courbe à foutre le corps à genoux -prière de mettre une ancre à ce ballon très rouge- sous les doigts fantassins l'abdomen enfante de la soie les arpenteurs mètrent les...
Lire la suiteplus un oiseau. ciel mort, ciel à brûler dans l'être. ils ont dû fuir au bois ou le froid les a-t-il raidi? je cherche un mouvement de branches mais ce n'est que du vent parmi les aiguilles. plus un oiseau, l'hiver. ils meurent m'a-t-on dit, gelés. moins...
Lire la suitegarder dans la main le chant. puisque les doigts pépient. qu'ils en veulent d'un grouillement à un autre. que ce monde ne peut retenir. je passe la plume. d'autres leurs portes. leurs fenêtres et même les yeux. je m'étale dans la paume. glissade sans...
Lire la suitej'ai mis le livre dans un endroit qui lui ressemblait, le bord d'une fenêtre il s'y est déployé coloré du pays et de l'ocre temps il a respiré ce qu'il voyait ce qu'il entendait tenu chaque matin, la nuit sur le filet de la page l'aube préface ainsi toujours...
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grimage. tampons de poudre sous les yeux, redonner un peu de ciel aux cernes. deux doigts d' ange m'ont perforée comme du flan. cervelle de moineau qui dégorge, on imagine ce tas de marée noire qui séjourne au fond des cils. vision molle, le flou gagne...
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