poematique expiraTOIre
quand je me serai couchée
seins jardinés pour des tulipes de sang
mon dos baisant la terre
empreinte d'osselets dans ton chemin d'aiguilles
que j'aurai accepté de rejoindre tes graines
que je serai dissoute et enfin dénuée
quand il me sera facile d'être l'infinie absence
le manque de chaque hiver
le bateau d'une épaule
quand je me serai perdue dans le crible des mémoires
que tu ne prononceras plus mon nom
ni même parfois
lâché comme une abeille sur tes cordes
quand je ne viendrai plus dans le fleuve
celui que tu ne montres que vêtu de pirogue
voie lactée
tout ce temps
ce futur las qui incruste l' instant