poematique expiraTOIre
renoncer. pousser le mur deux ou trois pas plus loin. et encore.
tourner le dos au mur. il n'est pas là pour rien.
je ne passerai pas derrière, à cette poésie. celle des respirations parfaites de l'esprit qui danse une parole. je le vois.
suis atteinte par ma limite. elle me touche le ventre, m'enfonce ces barbelés en canines sauvages.
même en travaillant beaucoup, mes mots ne sauraient être ceux qui sont de la famille. je n'ai pas le bon gène. un chien ne miaule pas.
j'use mon fil, je le tords , le mouille entre la langue et les doigts. le chas de cette aiguille ne va pas s'ouvrir soudain comme une femme en couches.
ficelles de chanvre, ma voix.
je ne vais pas prétendre renormer les états poétiques pour qu'ils me conviennent.
passer alors dans une catégorie autre? ou m'enclaver dans les membranes d'une bulle à la cloque fragile.
je monte un peu.
cela finira par péter.