poematique expiraTOIre
la rue est vide. chaque fois qu'un papillon passe je crois voir un cycliste. il file en danseuse. peut-être ne devrait-il pas prendre le sens interdit? ne devrait-il pas pédaler dans les troènes, ni vu ni connu avec son joli dossard à pois, tout dopé...
Lire la suitebise noire, celle qui passe derrière la maison, qui enfle le portail et donne à mes arbres de construire des églises. elle est dans ma chemise, une rame de souffles bruts, tramant son guet-apens. gonfle poisse, du flan des vannes à flop de peau. j'ai...
Lire la suiteLe cœur acide du lac, un centre nerveux. Fripes d’un courant subaquatique. Tout autour, la frange repassée des berges. Une pièce de métal martelé frappé, clouée dans mon paysage. Serrure ou cadenas, le ciel y a posé son regard bleu et vert, rond-point...
Lire la suitemains fraîches, trempées neuves dans l'eau, tignasse gonflée, toutes mes idées syncopées à la caféïne, j'engage l'âme à passer la porte. quoi dehors? quoi là-bas qui ne soit possible? le seuil est sombre et l'allée des confréries de la nuit comme un pont...
Lire la suitetout le jour j'ai cherché une mélodie, un mouvement qui aurait poussé dans mon corps avec une route, des arbres ou une maison, là-bas. j'ai écouté, j'ai ruiné mes efforts. rien n'est venu que cette vergogne ancienne, comme on parle de souche mère; me...
Lire la suitede la bogue du songe me décider à l'étirement. commencer en bas par ces chevilles qui m'ont nouée aux prophéties noctambules. faire courir l'onde électrique entre les empilements de noirs. les feuillets de désir sont tombés les uns sur les autres, au...
Lire la suitejouer au chat et à l'oiseau, le ciel tout tissé d'hirondelles. elles dansent et sarabandent devant moi, la vue comme un filet, tressé fort à coups d'ailes. c'est du crochet acrobatique dans lequel je coule comme une maille entre des becs et des aiguilles....
Lire la suitej'aime ce moment neuf, cet instant si variable, si fugace où s'ouvre sous la fente de la chambre des mystères une orée de lumière. une trace passe, fragile sous la porte lointaine. l'aube arrive. glisser l'oeil là-dessous... je suis dans un long corridor,...
Lire la suitene plus marcher ne veut pas dire ne plus danser je ne marche plus mais j'ai le parapluie mauve des pieds en déséquilibre tu ne veux pas voir mes jupons de godille ne serai pas ta femme aux vertus volantées ne serai pas ta petite jument entre deux nuages...
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on peut aussi crever de marcher! je mets un point d'honneur à faire des jointures. je marche ET je crève. c'est ce mouvement, impitoyable, qui me conduit là où je ne veux pas aller... j'aimerais bien m'arrêter, m'asseoir, trouver un banc facile avec vue...
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